samedi 13 septembre 2014

EchoRadar.eu, blogzine de détection et d'alerte avancée

Bienvenue sur EchoRadar.eu, blogzine de détection et d'alerte avancée... consacré aux enjeux de technologie, de stratégie, de géopolitique, de défense, etc. Si vous ne le suiviez pas sur Facebook, Twitter et Google+ ou par flux RSS, il est encore temps de l'accrocher dans votre viseur.



Avant de donner l'assaut, nous tenons à remercier tous nos abonnés sur les réseaux sociaux pour leur soutien et leur assurons qu'ils ne regretteront pas l'aventure...


mercredi 3 septembre 2014

TrackingPoint pour Google Glass : le fusil intelligent pour les nuls (2)

Quelques mois plus tôt, la firme texane TrackingPoint avait développé son « fusil de précision guidée » permettant au sniper débutant de faire mouche à 450 m de distance après seulement deux ou trois essais.


Couplée à Google Glass, cette carabine intelligente permet également au tireur de toucher une cible « sans la voir de ses propres yeux».


Forts d'une telle application de tir vidéo-assisté, les snipers militaires/policiers marqueront et toucheront aisément leurs cibles en conservant leur couverture (derrière un mur, un angle mort, un arbre, etc), pour peu que cette innovation combinatoire soit suffisamment fiable lors d'un usage tactique de longue haleine sous toutes conditions. 

mardi 5 août 2014

EchoRadar – 1914 : Un autre monde ? (part.4)

1914-1918 : Les erreurs des politiques (Le Chardon) : "La Première Guerre mondiale a fait l’objet d’études nombreuses, de la part des historiens comme des stratégistes. Souvent, ils pointaient les succès et les échecs des chefs militaires : Joffre, Nivelle, Mangin, Pétain, Castelnau, Foch… On entend moins souvent de discours sur la responsabilité du politique. Or, depuis que notre bon maître Clausewitz nous a appris la remarquable trinité, on sait que la guerre est guidée non seulement par le chef militaire, mais aussi par le responsable politique et par le peuple."


L'exploit de l'U-9 : la rupture sous-marine (Le Fauteuil de Colbert) : "Quand est-ce que le sous-marin cesse de faire rire les amiraux et qu'il quitte son statut de jouet pour devenir un redoutable tueur des profondeurs ? L'exploit d'un seul sous-marin peut être la source de ce spectaculaire changement de statut. Il a été préalablement cité par l'article de Si Vis Pacem ( 1914-1918 : du sous-marin à la détection sous-marine, une guerre d'innovations) versé au dossier "Eté 1914 : un autre monde ?". Mais il peut être intéressant de le replacer dans une autre perspective afin de souligner l'importance de la rupture, tout comme sa profonde introduction, sans calembour. A vrai dire, l'avènement d'un engin sous-marin militaire est assez difficile à préciser dans le temps. A l'instar de la victoire (qui a de nombreux pères alors que la défaite est orpheline), la paternité de "la" création du sous-marin est disputée entre plusieurs nations, manifestement."

mercredi 23 juillet 2014

EchoRadar – 1914 : Un autre monde ? (part.3)

Deux combats navals - 1914 (Le Fauteuil de Colbert) : "Quel est donc l'enjeu de la bataille des Coronel ? Une escadre allemande commandée par le vice-amiral Maximilian Von Spee traverse le Pacifique. Londres craint que Berlin cherche à vaincre au large de l'Amérique pour s'offrir une liberté totale pour mener la guerre de course et ainsi sérieusement mettre à mal les communications alliés au service de l'effort de guerre en Europe. Face au comte Von Spee, le contre-amiral Christopher Cradock. Il est surnommé par des officiers français qui ont servi sous ses ordres de "vieux gentilhomme". Nos deux escadres se rencontrent le 1er novembre 1914. Le combat dure pas plus de deux heures. Nos deux auteurs nous relatent comment Von Spee a vaincu Cradock. Dans les faits, les différences techniques entre les navires, la différence du niveau d'entraînement entre les équipages, justifient un rapport de force écrasant en faveur des allemands."


Polytechniciens sous la mitraille (Cyberland) : "D'une façon générale, la guerre de 1914-1918 a été « socialement sélective » . Les enfants de la bourgeoisie et des milieux favorisés ont été plus touchés par les pertes que ceux issus des autres milieux. Ainsi, les écoles d'officiers de Saint-Cyr, l’École Polytechnique et l’École Normale Supérieure ont surcontribué à l'effort de guerre. Le niveau des pertes dans le rang des officiers est triple de celui de la troupe. 70 % des Polytechniciens furent répartis dans l'artillerie et 30 % dans le génie à l'exception de la promotion 1913 qui fut totalement affectée dans l'artillerie de campagne. Près de 10% de l'ensemble des élèves de l'X mobilisés servirent en tant que pilotes ou observateurs au sein des premières unités d'aéronautique militaire. Les avions, peu nombreux, légers et rudimentaires furent utilisés pour l'observation puis pour le réglage des tirs d'artillerie. Les accidents étaient fréquents et l'esprit chevaleresque prédominait."

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vendredi 18 juillet 2014

Electropause estivale

Je prend quelques vacances bien méritées et délaisse courageusement mon matériel informatique "at home". De temps à autre, je continuerai de baby-sitter les blogs EchoRadar qui réservent encore quelques nouveautés.


Je remercie mes nombreux lecteurs sans lesquels Electrosphère ne serait pas grand-chose, et serai de retour en fin août-début septembre. 

EchoRadar - Été 1914 : un autre monde ? (part.2)

Les blogs EchoRadar poursuivent leur petite rétrospective de la guerre de 1914-1918... sur Twitter / Facebook / Google+.


1914-1918 : du sous-marin à la détection sous-marine, une guerre d’innovations (Si Vis Pacem) : « Si le rôle des sous-marins fut "modeste voire frustrant" du côté français, l’approvisionnement en matières premières et l’acheminement de troupes, notamment américaines à partir d’avril 1917, vont devenir plus compliquées à réaliser. Notamment du fait de l’utilisation novatrice et finalement massive des sous-marins par l’Allemagne. La mise au point de l’ASDIC, l’ancêtre du sonar, vers la fin de la guerre permettra cependant de répondre à une innovation par une autre innovation. La détection sous-marine venait alors de voir le jour et sa généralisation jouera un rôle crucial lors du conflit mondial suivant. »

Y a-t-il des leçons stratégiques à la guerre de 1914-1918 ? (EGEA) : « Tout d’abord, l’innovation technologique a été constante tout au long du conflit, avec la mise en service accélérée de matériels nouveaux et l’adoption rapide des tactiques appropriées. Raids de Zeppelin, gaz asphyxiants, artillerie lourde, utilisation opérationnelle des sous-marins, mise au point des chars, des avions, voici autant d’exemples de ce moteur technologique. Pourtant, force est de constater qu’il n’y eut pas d’arme magique qui réussise à donner à elle seule la victoire. L’équipement est nécessaire, il ne produit pas la victoire à lui seule. Celle-ci dépend des orientations stratégiques, résultat de la pensée militaire d’une part, de l’organisation et de la valeur morale des hommes au combat d’autre part. On a souvent la perception de la guerre de 14-18 comme d’une guerre de position. Or, si elle l’a surtout été elle n’a pas exclu la manœuvre. Celle-ci est le résultat de combinaisons technico-tactiques adaptées au terrain et à l’ennemi. Alors, le mouvement peut réussir.  »


jeudi 17 juillet 2014

L'ingénieur du son est mort. Vive le studionaute !

Du MP3 à iTunes/Amazon en passant par le peer-to-peer et les logiciels de MAO (musique assistée par ordinateur), la disruption technologique transforme chaque jour l'industrie musicale et atteint désormais la production et la post-production qui basculent dans le cloud. Explications.


La première étape de production d'un album musical est la prise son. Elle se déroule dans un studio professionnel et consiste à enregistrer séparément les sessions audio des différents musiciens (chanteur, choeurs, guitaristes, batteur, DJ, etc) dans un disque dur de plusieurs centaines de gigaoctets. Autrefois et jusque dans les années 1980, ces enregistrements s'effectuaient sur des bandes magnétiques jalousement bichonnées, qui furent ensuite remplacées par des enregistrements direct-to-disk, lourdauds ancêtres de nos actuels disques durs USB dont l'industrie musicale fut parmi les premières bénéficiaires. Le direct-to-disc fut mis au point par la société New Digital England Corporation (NEDco) et intégré à ses synthétiseurs Synclavier qui pouvaient enregistrer des pistes mono en 16 bits.


mardi 15 juillet 2014

Un peu de géopolitique avec Yves Lacoste (vidéo)

On ne présente plus Yves Lacoste, père de la géopolitique devenue une discipline, auteur de l'incontournable ouvrage "La géographie, ça sert d'abord à faire guerre" (Editions Découverte).



Interviewé en avril 2014 par France Info, il aborde plusieurs sujets d'histoire et d'actualités comme la seconde guerre mondiale, la décolonisation, la puissance militaire américaine et la crise ukrainienne.

En savoir plus :

lundi 14 juillet 2014

EchoRadar - Été 1914 : un autre monde ?

EchoRadar (EЯ) est à la fois un label et une plate-forme blogs fédérant des professionnels et des passionnés de stratégie, de sécurité et de technologie. Rejoignez-nous sur Twitter (@echo_radar) et sur Facebook (facebook.com/echoradar.org)... en attendant d'autres surprises.


L'introduction de notre premier thème titré "Ete 2014 : un autre monde ?" a été publiée sur le blog Lignes Stratégiques : « Si l’on en croit les indices de développement, l’humanité n’aurait jamais été aussi riche en 1914 que dans les périodes précédentes, le commerce international n’avait jamais été aussi florissant, les populations aussi éduquées… Les guerres napoléoniennes, d’indépendance et révolutions qui ont ravagé l’Europe ne seraient qu’un lointain passé. Pour certains, le spectre de la guerre à grande échelle serait jugulé par le développement du commerce mondial. L’ordre européen affirmé à Vienne en 1815, complété à Berlin en 1885 pour les possessions africaines, était à peine entamé par les nationalismes, au moins en surface. La sécurité collective restait un rêve à portée de main : Ce n'est que par la libre fédération des nations autonomes, répudiant les entreprises de force et se soumettant à des règles de droit, que peut être réalisée l'unité humaine. (Jaurès, L’armée nouvelle). Chacun sait que la guerre reste possible mais chacun l’espère courte, limitée et victorieuse. La paix européenne est celle du monde. »

La seconde partie du thème, intitulée "Réservistes d’hier et d’aujourd’hui", a été développée par le blog Sécurité des Systèmes Juridiques : « Ainsi, le réserviste, qu’il soit au grade de sous officier ou d’officier, a la possibilité d’effectuer, par un acte d’engagement à servir dans la réserve (ESR), des missions opérationnelles sur de courtes périodes mais également et plus humblement de contribuer au rayonnement de l’armée auprès de la population. Cette mission de rayonnement peut paraître futile aux yeux de certains militaires d’active mais permet d’incarner, par leur présence aux cérémonies, le devoir de mémoire. Ce devoir de mémoire, aujourd’hui encore discuté, est ce qui nous rattache aux événements passés de notre Histoire, ce qui forge notre conscience citoyenne et bâtit nos responsabilités. Au-delà de l’appartenance à l’institution miliaire, être réserviste permet de se situer dans la lignée historique de la République française qui, en 1914, a vu son existence menacée. »

Dans les jours suivants, les blogs Cyberland, Si Vis Pacem, EGEA, Cyberstratégie E-O et le Fauteuil de Colbert livreront également leurs rétrospectives.

mardi 8 juillet 2014

La banque est déjà morte. Vive la banque.mp3 !

Avez-vous pensé à développer votre propre banque dans un entrepôt sécurisé avec une batterie d'ordinateurs, de serveurs et la contribution de quelques potes doués en finance et en informatique ?



Electrobank

À ce jour, notre conception de la banque demeure très industrielle et très commerciale, à l'image de l'établissement financier qui gère nos comptes bancaires avec ses subdivisions compartimentées (opérations courantes, épargne, entreprises, investissement), chacune plus ou moins interfacée aux autres via un système d'information ultra-complexe, cristallisant très souvent un mix indigeste de technologies (matérielles et logicielles) vieillissantes ou récentes, le tout assorti d'une montagne de licences, de certifications et de frais de gestion (en inflation chronique) nécessaires à l'exercice de ses activités... et hautement dissuasives pour les nouveaux entrants.

Bienvenue au coeur de banque commerciale dans toute sa splendeur : HSBC, BNP Paribas, Barclays Bank, ABSA, Standard Chartered, Kommerzbank et compagnie.


dimanche 29 juin 2014

Le Dessous des Cartes : le gaz de schiste – part.2 (vidéo)

Après un premier volet consacré à l'exploitation du gaz de schiste, le Dessous des Cartes revient sur le cas des États-Unis, puis dresse un tableau de la situation mondiale, afin de mieux comprendre comment et pourquoi cette nouvelle source d'énergie pourrait modifier l’échiquier des grandes puissances.



Fidèle à ses habitudes, Jean-Christophe Victor nous offre une explication aussi claire qu'instructive en plus de cette infographie interactive qui vaut largement le clic. Tout semble indiquer que le gaz devienne l'autre nerf de la guerre... ou de la paix. 

mercredi 25 juin 2014

La stratégie Android de Tesla Motors

En pointe dans l'automobile électrique, la firme Tesla Motors a renoncé à l'exclusivité sur ses brevets, autorisant de facto ses concurrents à utiliser librement ses technologies. Cette décision, rarissime dans les secteurs industriels et technologiques où la chasse gardée aux brevets fait foi et bride souvent l'innovation, a été expliquée par son très populaire dirigeant Elon Musk sur le blog de la firme :


"Dans l'entrée de l'entreprise Tesla, il y avait un mur recouvert de brevets, ce n'est plus le cas. Ils ont été enlevés dans l'esprit du mouvement "Open Source" pour faire avancer la technologie des voitures électriques. Tesla a été créé pour accélérer l'avènement du transport durable. Mais déposer des brevets, c'est comme laisser des mines derrière nous pour inhiber les autres, ce qui est contraire à notre objectif. Nous avons créé des brevets par crainte que les grands constructeurs utilisent leur plus grande puissance pour submerger Tesla. La triste réalité est à l'opposé. Les programmes de voitures entièrement électriques sont généralement de petite taille, voire inexistantes, constituant le plus souvent moins de 1% de leur production totale. Notre concurrence n'est pas les quelques autos électriques qui concurrencent Tesla. Ce sont l'énorme flot de voitures à essence qui sort chaque jour des usines du monde entier. […] Tesla ne va intenter aucune poursuite judiciaire sur la base de brevets contre toute personne qui, de bonne foi, veut utiliser notre technologie."

Cette stratégie horripilante à première vue est grandement inspirée de celle de Google qui a superbement démontré l'atout-maître des applications ouvertes. Après avoir dépensé des millions de dollars dans le développement d'Android, la firme de Mountain View en fit un logiciel libre (sous licence GNU/GPL) qui fut ensuite le vecteur de sa propre expansion et des multiples services Google financés par la publicité et donc gratuits pour l'utilisateur final. En quatre ans, Android est devenu le système d'exploitation mobile de plus de 75% des smartphones et tablettes vendues dans le monde, loin devant iOS (Apple) et Windows (Microsoft).