jeudi 30 avril 2009

Suivre la grippe porcine en ligne



Deux liens institutionnels, une carte Google et des informations génomiques

Dans la journée du 29 Avril 2009, l'OMS a hissé son alerte pandémique au niveau 5 et déclaré qu'il était désormais trop tard pour enrayer une propagation mondiale du virus de la grippe porcine. Celle-ci doit au moins être suivie en temps réel par tous les moyens disponibles afin de prévenir et limiter autant que possible les dégâts :

  1. Le flux Twitter du Center for Disease Control (CDC) consacré au « swine flu » : http://twitter.com/cdcemergency

  2. La carte Healthmap conçue et mise à jour conjointement par Google, le CDC, le National Library of Medecine, le Children's Hospital Boston et le Canadian Institute of Health Research, comportant également des alertes en temps réel et des informations médicales officielles : http://healthmap.org/en

  1. La grippe porcine suivie par l'Organisation Mondiale de la Santé : http://www.who.int/csr/disease/swineflu/en/index.html

  2. Le génome séquencé du H1N1 librement accessible sur le site internet du CDC : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/genomes/FLU/SwineFlu.html . Ceci afin de permettre aux chercheurs du monde entier de mettre leurs mains à la pâte.

Lors de la rédaction de ses lignes, aucun décès survenu hors du Mexique – épicentre du virus – n'a encore été rapporté. On sait déjà que le virus H1N1 de la grippe porcine est beaucoup moins dangereux que le H5N1 de la grippe aviaire mais malheureusement plus contagieux : 150 morts à ce jour pour le premier, 257 morts pour le second depuis sa première transmission à l'homme en 1993. En 1968, la fièvre de Hong Kong avait fait plus de 700 000 victimes en quelques mois.

Par ailleurs, au plus fort des précédentes grippes mortelles, les médias 2.0 n'existaient guère ou n'avaient point l'ubiquité, la précision et l'instantanéité dont ils disposent actuellement. Nul doute que ces plate-formes participatives en ligne permettront aux agences médicales et pharmaceutiques, aux gouvernements et mêmes aux individus de faire peu ou prou la différence.

Consultez régulièrement vos médias locaux (classiques et numériques) en évitant toute psychose : la situation est grave mais loin d'être catastrophique.


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