lundi 21 septembre 2009

Du m-banking simple, clair et pas cher


Des produits simples, des interfaces conviviales, des coûts de transaction minimes, des tarifs et des termes clairs et précis : telles sont les quatres clés pour la réussite d'un service m-paiement/m-bancaire. Un réalité amplement connue par les pros de la monétique mobile, savamment démontrée par l'analyste Ben Lorica dans l'édition avril 2009 du Release 2.0 - O'Reilly Research Group.

Pour ma part, j'apprécie particulièrement la grille tarifaire de M-Pesa, ce service m-paiement Safaricom enregistrant un volume de transactions supérieur à celui effectué dans l'ensemble des guichets automatiques kenyans (selon Stephen Mwaura Nduati du Central Bank of Kenya).


Toutefois, si un service m-paiement basique repose sur une technique plutôt rudimentaire, des success stories comme M-Pesa (Kenya) nécéssitent des architectures logicielles (très) sophistiquées afin de gérer de colossaux volumes de transactions en temps réel. La complexité logicielle et intergicielle est d'autant plus prégnante lorsqu'un service véritablement m-bancaire comme Gcash ou SmartMoney (Philippines) interconnecte une immense diversité d'acteurs financiers et commerciaux et gère quotidiennement plus de cent millions de dollars de transactions.

D'une certaine façon, les services m-paiement/m-bancaires deviendront peu ou prou des étapes majeures vers l'inclusion financière : à mesure que l'utilisateur - au départ, non-bancarisé - se familiarise avec la monétique mobile, il s'oriente progressivement vers d'autres produits comme le micro-crédit et/ou la micro-assurance. En outre, une étude du fameux CGAP révèle que les revenus des utilisateurs ruraux de M-Pesa ont augmenté en moyenne de 30% depuis leur abonnement à ce service. Rien d'étonnant donc à ce que ces chalands mobiles suscitent une convoitise généralisée...



« Allez dans le tiers-monde et achetez un opérateur télécoms ! », recommande le Pr Clay Christensen (Harvard Business School) au big boss de la banque JP Morgan (voir vidéo).

Les prometteuses évolutions de la monétique mobile dans les pays émergents/pauvres ont-elles également alléché maintes cash stars ?


En savoir plus :

  1. Release 2.0 : Mobile and money in the developing world, par Ben Lorica (p.4, PDF)

  2. CGAP : Poor People Using Mobile Financial Services: Observations on Customer Usage and Impact from M-PESA (PDF)

  3. White African : Volume vs Value in Mobile Payment Systems

  4. CGAP : Mobile money by the numbers, part. 1, part. 2



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