samedi 31 janvier 2009

Du robot auto-assembleur à Transformers





Délaissant matériaux à mémoire de forme et nanoparticules du fait de leur ultra-complexité intrèsèque, le Laboratoire de Robotique de l'Université de Pennsylvanie – également sponsorisé par l'incontournable DARPA - a opté pour une machine capable de s'auto-reconfigurer tel un Lego super-intelligent. Chaque module dispose d'une petite motorisation, d'une caméra numérique, de capteurs, d'électro-aimants, d'un microprocesseur et d'un système de communication propres permettant à l'ensemble de reconstituer sa configuration initiale et de se déplacer... Après avoir reçu un coup de pied (voir la vidéo ci-dessus) !

Aux yeux de la communauté roboticienne, cette démonstration plutôt brute pave néanmoins la voie à des « méso-machines » (du millimètre cube à quelques centimètres cube) adaptant leurs formes à des fonctions spécifiques selon les circonstances, réparant et remplaçant leurs modules endommagés. Conformément aux spécifications du DARPA, l'Université de Pennsylvanie élaborera d'ici 2011 un robot démonstrateur auto-reconfigurable composé de 1000 modules aussi solides que le plastique, capable de faire face à d'inéluctables incidences comme la poussière, le défaut d'alignement, des pannes ou des bogues. Au lieu d'une approche déterministe de l'auto-reconfiguration dans laquelle chaque module vise une position prédéfinie, les chercheurs pennsylvaniens privilégient une approche probabiliste dans laquelle chaque module interagit avec l'ensemble afin d'occuper une niche variante.

À l'avenir, grâce aux constants progrès de la microélectronique, de la (micro-)robotique et des matériaux intelligents, des modules par dizaines ou par centaines auto-composeront rapidement des structures complexes. Pour la décénnie 2020, le Pentagone et la NASA entrevoient déjà des micromachines-outils universelles, des véhicules ou des drones protéiformes à la fois aéroterrestres et marins de surcroît auto-réparables, destinés à l'exploration d'environnements hostiles ou extraterrestres. Les Transformers n'ont qu'à bien se tenir : les Roboterriens sont déjà sur leur planète...

News Scientist : Shape-shifting robots take form



mercredi 28 janvier 2009

Micro Robocop



À première vue, on dirait une étrange haltère de gonflette grosse comme une grenade à main, pesant environ un demi-kilogramme, pourvue de longues antennes d'insecte et dotée d'une double motorisation électrique quasi-silencieuse. Officiellement, ce micro-robot n'est guère censé espionner les prisonniers ou patrouiller dans leurs cellules. En cas de bagarre générale entre détenus, le maton projete le ReconScout qui rebondit aussitôt sur le sol, roule automatiquement vers la direction souhaitée puis lâche des gaz lacrymogènes au beau milieu de la rixe. Vous n'êtes pas dans un film de science-fiction, vous êtes dans un pénitencier fédéral en Californie.

Conçu par la firme américaine ReconRobotics, le ReconScout peut être projeté à plus de 10 mètres de hauteur, est livré avec une console de télécommande (joystick et écran) à peine plus volumineuse qu'un PDAphone et une suite logicielle d'enregistrement et analyse vidéo de ses actions sur ordinateur, le tout pour une facture comprise entre 6000 et 9000 dollars. D'autres versions de ce micro-robot sont éjectables par un drone ou par un lance-grenades. ReconRobotics en a vendu plus de 250 unités de par le monde, le California Department of Corrections and Rehabilitation (CDCR) comptant déjà parmi ses plus fidèles clients.

Également équipé de caméras (l'une classique, l'autre infrarouge), le ReconScout permet aux gardiens ou aux policiers d'observer préalablement une situation critique - prise d'otages, menace de suicide, etc - et d'ajuster leur intervention plutôt qu'agir en aveugle. Pour peu qu'il soit surpris et détruit par les détenus ou par les preneurs d'otage, le brigadier-robot aura néanmoins fourni quelques précieuses images (personnes et/ou armes en présence, configuration des locaux) à sa hiérarchie biologique.

A Burnsville dans le Minnesota, une forcenée se barricada avec ses deux enfants puis menaça d'incendier son appartement. Au lieu de s'introduire de force mitraillette à la main, le SWAT projeta un ReconScout par la fenêtre ouverte de la salle de bains. Le drone télécommandé se faufila dans les lieux en échappant peu ou prou à la vigilance des occupants, ne constata aucune présence apparente d'arme à feu, de jerrican ou de liquide inflammable et remarqua le canapé faisant office d'unique barricade. L'usage de la force létale n'étant pas nécéssaire, la brigade d'intervention défonça la porte puis paralysa la trublione avec un pistolet électrique.

Pour Alan Bignall, PDG de ReconRobotics, le ReconScout « ouvre des marchés inespérés » à son entreprise. Traqué par un microcop dans votre domicile, surveillé par un robot-maton derrière les barreaux, réprimé par un drone-grenade lors d'une bagarre... Vous n'échapperez pas aux micro-machines !


samedi 24 janvier 2009

Cyops ou opérations cyberpsychologiques



À l'ère du mobile multimédia et de l'internet, les batailles se déroulent également sur un théâtre virtuel imbriquant étroitement cyberguerre, guerre électronique, opérations psychologiques et couverture (e-)médiatique. D'où la notion récente de cyops [cyber warfare + electronic warfare + psychological operations + media affairs] dans le jargon militaire anglo-saxon.

Ici, on baigne dans le paradigme flexible et changeant de la guerre informationnelle, hautement tributaire des révolutions et évolutions technologiques, politiques, stratégiques et militaires. Aujourd'hui, états et non-états apprennent à exploiter l'immense potentiel de la cybersphère en termes d'influence, de persuasion, de mobilisation, d'information/intoxication, de coercition et de manipulation.


Les cyops sont caractérisées par leur vitesse, leur précision et leur degré de créativité. On peut aujourd'hui envoyer des SMS ou des MMS à certaines franges d'une population civile afin de terroriser, d'avertir, d'informer ou de désinformer celles-ci.

Durant ses campagnes contre le Hezbollah en 2006 et contre le Hamas en 2009, Tsahal expédiait des SMS et des messages vocaux en langue arabe aux populations libanaises et palestiniennes avoisinant une zone prochainement ciblée par l'Israeli Air Force. Le Hamas, le Djihad Islamique et les Brigades des Martyrs d'Al-Aqsa procèdaient également de la sorte en langue hébreue avant de tirer leurs roquettes sur le territoire israélien, repérant préalablement leurs zones de frappe grâce à Google Earth. Ces méthodes visent à diminuer autant que possible les pertes humaines ou à démoraliser le camp adverse en propageant quelque sensation généralisée d'insécurité.

Au lieu des cyops, certains évoquent plutôt les PGM ou precision guided messages (à ne pas confondre avec les precision guided munitions) qui peuvent revêtir des formes nettement plus sophistiquées pour des fonctions plus étendues.

Lors de l'opération Plomb Durci, des sympathisants de la cause palestinienne - à l'accent égyptien, jordanien, libanais ou lybien - téléphonaient à des habitants de Gaza, se déclaraient longuement horrifiés par leur sort puis engagaient une abondante discussion concernant leurs conditions de vie, d'éventuels sympathisants du Hamas/Djihad Islamique dans leurs familles ou la présence possible de tireurs dans leur voisinage. Parsemée de ruelles et de tunnels, la dense ville de Gaza est un paradis de la guerre urbaine asymétrique, remarquablement menée autrefois par les milices du Hamas contre celles du Fatah. D'où la nécéssité pour l'Israeli Defence Force de diversifier la collecte d'informations (PGM, drones aériens, agents infilitrés, etc)... Ou de leurrer les combattants adverses sur ses futures actions.

Ayant beaucoup appris auprès du Hezbollah, virtuose de l'infoguerre asymétrique, le Hamas n'est guère resté muet durant son conflit avec Tsahal de l'hiver 2009. Peu avant la rupture de la trêve, des messages en hébreu annonçant la capture ou la mort d'un soldat israélien étaient régulièrement diffusés sur les ondes, notamment vers la frontière israélo-palestinienne. Dans ces mêmes émissions radio, le Hamas déclarait « réserver d'innombrables surprises » aux troupes de l'IDF. Sans toutefois empêcher l'expédition militaire de Tsahal à Gaza, elles ont suscité la crainte d'un piégeux combat urbain chez les soldats hébreux qui furent d'autant plus prudents et optèrent pour un usage appuyé de l'appui-feu aérien et de l'escorte blindée... Aux risques de pertes civiles élevées et, consécutivement, d'une sérieuse dégradation de la notoriété d'Israël. Drastique précaution tactique, énorme défaite médiatique...

En 2006, lors de l'expédition militaire israélienne au pays du cèdre, de nombreux mobiles libanais reçurent des flashes d'infos – titrés News ou Headlines - émis par la défunte Voix du Liban. Numériquement ressucitée par l'état hébreu, la radio diffusait des actualités d'un point de vue israélien. Nul doute que cette technique – autorisant maintes dérivations et innovations - sera de plus en plus utilisée contre quelque population informationnellement isolée, censurée ou « obscurcie » tous azimuts (radio, télévision, téléphonie, internet). En effet, lors de la campagne militaire russe en Géorgie et celle israélienne à Gaza, la mise en « état de cybersiège ou d'infosiège » de l'adversaire précédait et/ou accompagnait souvent l'assaut réel.


Au-delà de leur dimension purement tactique - intimidation, désinformation, renseignement, diversion, etc – cyops ou PGM deviendront certainement les composantes supplémentaires d'un storytelling (e-)médiatique et s'inscriront dans des stratégies de guerre (classique ou irrégulière) et d'infoguerre globales.


En savoir plus :

  1. Mars Attaque : La téléphonie au coeur des combats

  2. École de Guerre Économique : Une illustration de la guerre de l’information : Le conflit entre Israël et le Hezbollah de l’été 2006 (PDF)

  3. Der Spiegel : Psychological Tricks to Demoralize the Enemy

  4. New York Times : A Gaza war full of traps

  5. Selil Blog : From Information Operations to Cyber Warfare and a New Terrain


Autour de David Petraeus

Je ne suis pas toujours d'accord avec l'essayiste (orienté géoconomie et/ou mondialisation) Guy Sorman mais j'ai toujours lu ses audacieuses – et très souvent perspicaces – analyses avec beaucoup d'intérêt depuis mes années lycéennes. Dans son blog Le Futur, c'est tout de suite, il brosse un remarquable portrait du Général David Petraeus :

Les Irakiens l’ont surnommé le Roi David. Un titre plutôt affectueux que le Général David Petraeus a gagné en 2003, après s’être emparé de Bagdad puis de Mossoul. Mossoul, dont il devint un peu par hasard, le gouverneur. [...] Petraeus improvisa : il poursuivit de front l’offensive militaire et la reconstruction du pays. « Nous avions découvert, me dit Petraeus que nous étions des étrangers dans un pays étrange ». L’armée américaine, admet-il, ne connaissait rien à la civilisation arabe. Mais il en tire les conséquences. De retour aux Etats-Unis, nommé directeur de l’Ecole de guerre, il va modifier radicalement la culture militaire américaine. « Ma génération (il est né en 1956) a été formée, se souvient-il, pour détruire des chars soviétiques avec nos hélicoptères ». Une formation inutile dans la lutte moderne contre le terrorisme. [...] À partir de cette définition de l’extrémisme et de son expérience en Irak, Petraeus a rédigé le Manuel de la contre insurrection (counter insurgency), la nouvelle bible de l’armée américaine. George W. Bush le renverra en Irak en 2007 avec mission d’appliquer ses idées. « Petraeus a réussi, au-delà de nos rêves les plus fous », a commenté Barack Obama au cours de sa campagne présidentielle.

[...]

« Il ne faut plus raisonner en termes de victoire ou de défaite, dit-il. Le temps est passé où on plantait un drapeau sur une colline. » La guerre contre l’extrémisme doit être mesurée en termes de « dynamique » et de « progrès ». En Irak, dit Petraeus, des progrès remarquables ont été accomplis, en collaboration avec la nouvelle armée irakienne : « des progrès mesurables, fragiles et réversibles ». Mais l’opinion publique aux Etats-Unis, constate le Général, a déjà oublié ce qu’était la situation il y a un an : de quarante attentats par jour à Bagdad en 2007, le pays est passé à un taux de criminalité comparable à certains pays d’Amérique latine.

[...]

Depuis son succès en Irak, Petraeus bénéficie d’une aura comparable à celle de grands officiers du passé, comme Eisenhower ou MacArthur. On lui prête donc des intentions politiques qu’il n’a pas, ou pas encore. Si Petraeus n’a pas cette ambition, il n’empêche qu’aucun homme d’Etat, pas plus George W. Bush que Barack Obama, ne prend une décision stratégique sans, au préalable, « écouter les militaires » : en clair « sans l’avis de Petraeus ».

[...]

« Mes idées, dit Petraeus, je les ai puisées dans notre mémoire historique. Naguère, l’armée américaine alliait l’art de la guerre à celui de l’administration ». [...] Une autre source d’inspiration pour Petraeus est l’armée française en Algérie. Il convient, dit-il, de ne pas répéter ses erreurs : la torture, les agressions contre la population locale. Mais il convient aussi de répliquer ce que Petraeus considère être ses succès : « apporter la sécurité à la population, lui rendre des services concrets et vivre parmi elle ». [...] Et il ne se lasse pas de regarder La Bataille d’Alger de Gillo Pontecorvo, film culte qu’il impose à tous ses visiteurs.

[...]

L’Afghanistan, dit Petraeus, sera un peu plus facile à gérer dans l’opinion publique : cette guerre est perçue comme juste, par opposition à la sale guerre en Irak. Mais sur le terrain, ce sera plus dur ». Au contraire de l’Irak, l’Afghanistan n’a pas de ressources, pas de tradition étatique, peu d’élites éduquées. Petraeus est déterminé à y appliquer sa méthode : vivre parmi la population, lui apporter la sécurité, instaurer une administration légitime, créer une économie viable. Petraeus appelle cela la stratégie de l’Anaconda : le schéma projeté sur écran ressemble à un gros serpent qui se nourrit de tous les ingrédients possibles, des Forces spéciales à la construction d’écoles et aux opérations de propagande. Ceci imposera, dit-il, » non pas une unité de commandement - avec l’Otan, c’est hors d’atteinte - mais une unité de coordination », pour l’instant inexistante.

Très critiqués par la presse internationale et de surcroît par leurs homologues des quatre coins du monde, les états-majors américains disposent néanmoins de la plus grande capacité à tirer leçons pratiques des erreurs commises en situation réelle – lors des conflits plus ou moins irréguliers du Vietnam, de Somalie, d'Afghanistan et d'Irak – et à se remettre rapidement en question. D'où le fameux paradigme des COIN (counter-insurgency) habilement étudié par les blogs Guérillas et En Vérité.

En conservant Robert M. Gates, ancien ministre de la défense sous le second mandat Bush Jr, l'administration Obama préfère une plus sage continuité à une rupture stratégique. Dans un brillant discours prononcé à la National Defense University à l'automne 2008, le chef du Pentagone s'inscrit d'emblée dans la lignée de Petraeus : « Pour atteindre ses objectifs, la capacité américaine à défoncer la porte doit être ensuite compensée par sa capacité à nettoyer le désordre et à reconstruire la maison ».

Au-delà du fantassin, le soldat de demain sera-t-il à la fois policier, diplomate, humanitaire et gestionnaire ?

En savoir plus :

  1. The Guardian : Profile of General Petraeus

  2. Le Monde Diplomatique : Manuel du parfait soldat


mercredi 21 janvier 2009

La perfide Albion cyberattaquée



Aux premiers jours de l'année 2009, le ministère britannique de la défense a été victime d'un hybride de virus et de ver informatique. Selon Defense Tech, celui-ci aurait substantiellement ou gravement infecté les cybersystèmes de plus de 24 bases de la Royal Air Force et 75% des vaisseaux de la Royal Navy dont le porte-avions Ark Royal. Consécutivement, l'ensemble du MoD et des armes de sa Majesté (Royal Army, Royal Air Force, Royal Navy) durent complètement interrompre leurs activités Internet (navigation, e-mail, etc) afin de limiter la propagation du malware et de l'isoler.

En 2007 et 2008, le MoD et le Pentagone avaient été l'objet de plusieurs cyberattaques probablement ou prétendument déclenchées par des hacktivistes chinois ou par des « cyberparamilitaires » russes. Les deux ministères ne firent que très peu état des conséquences de ces multiples assauts cybernétiques.

NB : Si les médias relatent régulièrement les « démonstrations de cyberforce » effectuées par la Chine et la Russie, j'ai de sérieux doutes sur une quelconque placidité en ligne des puissances occidentales envers leurs homologues orientales.

De la guerre froide à aujourd'hui, sous-marins américains, russes, britanniques, français et chinois jouent furtivement au chat et à la souris dans les profondeurs océaniques. Qu'en est-il sur cette Toile fourmillant de bien plus nombreuses cyberpuissances étatiques, non-étatiques et même individuelles ?


Barack,Michelle et Beyonce



La danse inaugurale de Barack et Michelle Obama sur une très glamoureuse composition de la talentueuse (et superbe !) Beyonce.





En temps normal, Electrosphère ne publie guère ce genre de contenu... Mais, en cette journée historique du 20 janvier 2009, une petite exception s'impose.

dimanche 18 janvier 2009

Bande dessinée sociorobotique

Avec plus de de 200 petites BD en ligne (langue anglaise), Diesel Sweeties nous offre une vision joliment sarcastique des relations homme/femme-robot.



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  • Quel type de protestation attirerait l'attention sur notre mouvement social ?

  • Je prône une violente et sanglante révolution... Car je n'ai pas de sang (dans le corps). Ha Ha Ha !


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  • Qu'est ce que ça fait d'avoir un processus mental analogique inférieur ?

  • Tu sais, il y a des façons plus correctes de formuler cette question, mon chéri.

  • OK. Qu'est que ça fait d'être hébergée par une enveloppe aussi molle et fragile ?

  • Es-tu familier avec le concept « Dormir seul cette semaine ? »



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  • Robot Rouge #63, quel est ton loisir ?

  • J'écrase ces diaboliques humains.

  • Quel est ta profession ?

  • Je vend leurs fragiles organes de chair.



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  • Tu ne peux vraiment pas te rebooter sans aide ? Peux-tu au moins recharger toi-même ta pile atomique ?

  • Euh... Non.

  • Ouch ! Tu ne veux pas d'une petite amie. Tu veux une assistance technique gratuite.



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  • Pilule supersexuelle sans effets secondaires !

  • Pilule supersexuelle sans effets secondaires ?

  • Le supersexe aurait-il des effets secondaires ?

  • L'attachement émotionnel.


Recrutement et formation du Mossad



Ex-agent des services secrets israéliens, Michael Ross décrit - succulentes anecdotes et menus détails à l'appui - les étapes du recrutement et de formation au sein du fameux Mossad. Profilage psychologique, examens théoriques et pratiques, déploiement, entraînement à la torture... On est très loin de James Bond, de Nikita, de Spy Game et consorts.

« Finalement, le vrai défi pour l’aspirant reste le programme Capture qui clôt l’entraînement. Moins de la moitié des candidats y survivent émotionnellement. Il s’agit d’une simulation en temps réel d’un interrogatoire. Etant entourés de pays arabes hostiles, les agents israéliens doivent faire preuve de la plus grande rigueur mentale. Le Bureau ne fait pas mystère des conditions qui attendent ses employés : soixante-quinze agents de l'Etat juif sont morts en mission depuis 1949 pour un effectif annuel de 1200 employés - alors que la CIA déplore, pour la même période, quatre-vingt-quatre victimes pour un personnel moyen vingt fois supérieur en nombre [...] Ross se souvient du mot de ses instructeurs : dans les films, les agents martyrisés se taisent, mais dans la réalité, tout le monde parle; un bon entraînement peut toutefois limiter les fuites [...] Le programme Capture est secret, et l’agent qui y est soumis ignore qu’il s’agit d’un exercice. Ross s’en souvient comme du pire moment de son existence. »

L'article complet est disponible dans Spy Drew, blog exceptionnel portant sur le monde du renseignement.


vendredi 16 janvier 2009

The Bail Out Game




Dans ce monopoly en ligne, vous devez empêcher des faillites en cascade de grandes institutions financières américaines. Le Secrétaire au Trésor Henry Paulson et le Président de la Réserve Fédérale Ben Bernankee vous pourvoient grassement en dollars pour renflouer ou vendre/liquider Bear Sterns, Fannie Mae & Freddy Mac, Lehman Brothers, AIG, etc... En cas d'hésitation, vous pouvez toujours consulter le très charismatique Alan Greenspan. Chacune de vos décisions influence la suite des évènements et fait jaser les médias.

Dans mon cas, le verdict final fut le suivant : « l'économie américaine est officiellement entrée en récession. Le plan de sauvetage de 700 milliards de dollars fut une catastrophe, les contribuables américains devant financer d'onéreuses retraites en spas et des vols en jets privés ».

Difficile de ne pas éclater de rire durant ce Bail Out Game (à peine caricatural)...


vendredi 9 janvier 2009

Coloniser l'espace pour survivre

Selon le génialissime astrophysicien Stephen Hawking, « si nous (les humains) sommes la seule intelligence de la galaxie, nous devrons tout faire pour survivre et perdurer. Mais, nous entrons dans une période de plus en plus dangereuse de notre histoire. Notre population et notre usage des matières premières terrestres s'accroissent exponentiellement, parallèllement à nos capacités à modifier durablement l'environnement. Cependant, les instincts d'agressivité et d'égoïsme inscrits dans nos gènes nous ont permis de survivre par le passé. Il nous sera néanmoins plus difficile d'éviter un désastre dans les cents prochaines années. Notre dernière chance de survie n'est pas de rester uniquement sur Terre mais de conquérir l'espace [...] Nous sommes très probablement l'unique civilisation dans un rayon de 700 années-lumières, sinon nous aurions perçu des ondes radio provenant d'une autre civilisation. L'alternative serait donc que les civilisations ne durent pas longtemps et finissent par s'autodétruire ».



jeudi 8 janvier 2009

Avatars fantômes



Intelligences artificielles 3D spécialisées dans la finance, des miltoniens exercèrent leurs talents longtemps après le décès de leurs propriétaires milliardaires

Surnommés « miltoniens » en hommage à l’économiste ultralibéral et monétariste Milton Friedmann, ces hyperavatars effectuent de colossales analyses quantitatives, agrègent les moindres données économiques et financières - directement issues de la presse mondiale, des places boursières, des cabinets d’expertise comptable et d’audit financier, des fonds d’investissement, etc - produisent de pertinentes synthèses multimédia en quelques millisecondes, prennent de plus en plus d’initiatives quand ils ne devancent pas celles de leurs propriétaires...

Lire l'intégralité dans Youvox Avenir

Quelques interdits de Google Maps et Street View


Sous la pression de plusieurs gouvernements, la firme de Mountain View restreint voire occulte la géovision 3D de maints sites sensibles comme les bases aériennes de Ramstein (Allemagne), Reims (France) Soestenberg, Kamp van Zeist et Leeuwarden (Pays-Bas), l'agence OTAN C3 à Bruxelles et PAVE PAWS (Caped Cod, Massachussets), centre américain de surveillance spatiale et d'alerte avancée contre les missiles ballistiques. Images à l'appui, de nombreux autres sites sont listés par Blurred Out : 51 things you aren't allowed to see on Google Maps.

Dans Le Pentagone épingle la géographie 3D, j'expliquais comment et pourquoi le DoD avait fermement prié - à mes yeux, à juste titre - les infomédiaires Google et Microsoft de « géocensurer » bâtiments administratifs et structures militaires américains classés secret défense. Les géotacticiens en chambre devront ravaler leurs frustrations...


jeudi 1 janvier 2009

Happy New Cats 2009 !


Dans un diaporama de 45 secondes, ces petits félins nous indiquent comment aborder 2009...





Électrosphère souhaite une Heureuse Année 2009 à tous ses lecteurs !