mardi 29 septembre 2009

La réalité augmentée dans votre mobile

Défilant sur l'écran de votre téléphone portable, les hyperliens virtuels vous renseigneront sur quasiment tout ce qui se trouve à portée de vue.

Y a-t-il un appartement à vendre ou à louer dans cet immeuble coquet ? Quels sont les tarifs des restaurants dans cette rue très fréquentée ? En filmant les alentours avec la caméra de votre mobile, chaque immeuble ou chaque restaurant devient aussitôt une mine de méta-informations: géolocalisation, adresse postale, prix des appartements disponibles, menus et heures d'ouvertures des restaurants, etc.

Grâce au logiciel Layar de réalité augmentée, votre téléphone portable vous fait découvrir votre ville sous un jour nouveau... ou plutôt sous une mise à jour perpétuelle. Actuellement disponible pour les mobiles Android (Google) tels que le T-Mobile MyTouch et le HTC Magic, cette application aura bientôt une version iPhone.



D'autres « mobiciels » comme RoboVision, Wikitude, Yelp, PresseLite et AcrossAir contribuent également à la récente effervescence du marché de la réalité augmentée. En outre, ils intègrent parfois des fonctions « réseaux sociaux » (Facebook, Myspace, Linkedn, etc) permettant la géolocalisation et la connexion directe à « l'ami le plus proche ».

À défaut de paraître ringard ou réactionnaire, la réalité augmentée a une dimension panoptique qui me laisse perplexe voire inquiet. Que deviendront notre intimité, nos secrets et nos parts (très souvent nécéssaires) de mystère dans un environnement aussi « méta-taggé », proliférant d'hyperliens virtuels et de méta-radars mobiles ?

Dans une brève de science-fiction publiée dans Youvox Avenir - titrée Oeil bionique pour tous -, j'avais imaginé un concept policier plutôt extrême de la réalité augmentée. À méditer...



mercredi 23 septembre 2009

Nokia, hyper-connecting people


Une vision techno-romancée de la réalité augmentée par les ingénieurs et les marketeurs de Nokia. Au fait, dans quelle société vivent ces deux tourtereaux ? On se croirait presque dans un clip d'Emiliana Torrini : bucolique et propret à souhait !

lundi 21 septembre 2009

Du m-banking simple, clair et pas cher


Des produits simples, des interfaces conviviales, des coûts de transaction minimes, des tarifs et des termes clairs et précis : telles sont les quatres clés pour la réussite d'un service m-paiement/m-bancaire. Un réalité amplement connue par les pros de la monétique mobile, savamment démontrée par l'analyste Ben Lorica dans l'édition avril 2009 du Release 2.0 - O'Reilly Research Group.

Pour ma part, j'apprécie particulièrement la grille tarifaire de M-Pesa, ce service m-paiement Safaricom enregistrant un volume de transactions supérieur à celui effectué dans l'ensemble des guichets automatiques kenyans (selon Stephen Mwaura Nduati du Central Bank of Kenya).


Toutefois, si un service m-paiement basique repose sur une technique plutôt rudimentaire, des success stories comme M-Pesa (Kenya) nécéssitent des architectures logicielles (très) sophistiquées afin de gérer de colossaux volumes de transactions en temps réel. La complexité logicielle et intergicielle est d'autant plus prégnante lorsqu'un service véritablement m-bancaire comme Gcash ou SmartMoney (Philippines) interconnecte une immense diversité d'acteurs financiers et commerciaux et gère quotidiennement plus de cent millions de dollars de transactions.

D'une certaine façon, les services m-paiement/m-bancaires deviendront peu ou prou des étapes majeures vers l'inclusion financière : à mesure que l'utilisateur - au départ, non-bancarisé - se familiarise avec la monétique mobile, il s'oriente progressivement vers d'autres produits comme le micro-crédit et/ou la micro-assurance. En outre, une étude du fameux CGAP révèle que les revenus des utilisateurs ruraux de M-Pesa ont augmenté en moyenne de 30% depuis leur abonnement à ce service. Rien d'étonnant donc à ce que ces chalands mobiles suscitent une convoitise généralisée...



« Allez dans le tiers-monde et achetez un opérateur télécoms ! », recommande le Pr Clay Christensen (Harvard Business School) au big boss de la banque JP Morgan (voir vidéo).

Les prometteuses évolutions de la monétique mobile dans les pays émergents/pauvres ont-elles également alléché maintes cash stars ?


En savoir plus :

  1. Release 2.0 : Mobile and money in the developing world, par Ben Lorica (p.4, PDF)

  2. CGAP : Poor People Using Mobile Financial Services: Observations on Customer Usage and Impact from M-PESA (PDF)

  3. White African : Volume vs Value in Mobile Payment Systems

  4. CGAP : Mobile money by the numbers, part. 1, part. 2



vendredi 18 septembre 2009

L'insurrection moderne pour les nuls



Comment obtenir une non-défaite tactique et remporter une victoire politique et psychologique sur un adversaire militairement plus fort.
Cet article a été initialement publié dans Alliance Géostratégique.



1. Une histoire, une légende

Une histoire « vendra » et légitimera votre identité, vos motivations et votre combat auprès des populations locales. Ce storytelling s'enracinera profondément dans votre terreau culturel (histoire, société, religion, etc), comportera une forte charge émotionnelle, mythique et conspirationniste et, surtout, clarifiera les rôles: l'ennemi incarne le mal absolu, vous êtes la résistance.


2. La guerre informationnelle

Relayez votre combat à travers tous les médias disponibles : télévision, radio, téléphonie mobile et internet (blogs, réseaux sociaux, forums, vidéo/photo en ligne). Photographiez et filmez autant de bavures que possible causées par les forces ennemies, n'hésitez pas à en diffuser des images très crues. Peu à peu, votre adversaire sera perçu – par les médias internationaux, par les organisations internationales, par les ONG et a fortiori par sa propre opinion - comme une puissance rapace voire sanguinaire.


3. Une économie parallèle

Les revenus provenant de diverses activités illicites (extorsions de fonds, pirateries et trafics) financeront votre insurrection. À défaut d'un budget aussi énorme que celui adverse, vous bénéficierez d'une trésorerie quasi permanente.


4. La conquête du paysage politique

Multipliez les alliances avec les notables politiques, ethniques et/ou religieux grâce à un savant dosage de négociation, de coercition et de corruption. Contribuez au renforcement de leur assise locale en échange de leur soutien passif ou actif. Vous disposerez ainsi de sanctuaires régionaux et obligerez votre ennemi à réfléchir à deux fois avant de vous attaquer.


5. Des microforces irrégulières

Astucieusement intégrés aux communautés locales, vos combattants s'inspiront mutuellement et innoveront constamment sur les plans tactiques et opérationnels. Leurs nombreuses caches d'armes et de munitions seront dispersées dans vos sanctuaires régionaux. Equipés d'armes légères (fusils d'assaut, fusils à lunette, RPG, MANPADS) et formés à l'improvisation d'engins artisanaux (IED), ils constitueront rapidement des brigades ultra-mobiles ad hoc et opteront le plus souvent pour des tactiques en essaims.


6. Une guérilla dure

Vos récurrentes embuscades harcèleront ou enliseront les forces ennemies (bataillons, blindés, aviation légère) dans des environnements complexes (villes, montagnes, marécages, forêts) parfaitement maîtrisés par vos combattants. Vous détruirez leurs voies de ravitaillement, leurs points de ralliement et leurs arrière-gardes. En frappant sévèrement leurs plus fragiles alliés, vous semerez le doute et provoquerez peut-être d'importants désengagements dans la coalition adverse.

Grâce à ces six clés de l'insurrection moderne, votre ennemi sera constamment persuadé que sa prochaine grande victoire aura lieu le lendemain. De quoi miner lentement et sûrement son moral, sa stratégie, ses alliances et son budget.



mardi 15 septembre 2009

Un modèle informatique du 11 Septembre


Beaucoup de science et très peu de fiction dans cette rubrique « Science et Conspiration » du National Geographic consacrée à l'effondrement des tours jumelles du World Trade Center.



En plus de prendre leur temps, l'Université de Purdue (Indiana, USA) et l'American Society of Civil Engineers n'y sont pas allés de main morte.

Des centaines de gallons de fuels ont été projetés à la vitesse d'un jet contre des poutres d'acier, les séquences furent filmées à la caméra infrarouge et méticuleusement analysées. Des modèles numériques wireframe détaillés (c-à-d de « squelettiques » maquettes de structure) des tours WTC et des avions détournés furent réalisés à partir d'architectures et de plans directeurs originaux. Les impacts des deux avions contre les bâtiments furent reproduits vidéographiquement à partir de centaines de photos et vidéos de l'événement. L'ensemble fut ensuite intégré dans un simulation informatique à 360 degrés nécéssitant plusieurs mois de rendu final.

Bref, un splendide condensé de mathématiques, de physique et d'infographie sur deux ans pour reconstituer quelques secondes de choc infernal.

Dans cette vidéo, on voit comment piliers et planchers ont été tordus voire sectionnés par l'impact avec un appareil en forte vitesse, puis surchauffés et ramollis par l'inflammation brutale du carburant au contact de l'air; l'enchaînement impact-inflammation désintégrant immédiatemment le jet en collision.

L'industrie aéronautique a toujours recherché un carburant brûlant uniquement dans le moteur et s'évaporant aussitôt au contact de l'air, ceci afin d'éviter une combustion ultra-rapide de la carlingue (et des passagers !) en cas d'atterrissage catastrophique. Peine perdue. Par ailleurs, piliers et planchers n'ont point été conçus pour résister à l'enchaînement impact-inflammation consécutif... à la collision avec un avion de ligne lancé à 800 km/h !


PS : Aujourd'hui encore, nous parvenons à peine à élucider le meurtre de Jules César, l'émergence de la machine nazie ou l'assassinat de J.F. Kennedy. Quelques mois seulement après les faits, de nombreux multi-spécialistes du 11 septembre 2001 - défiant à eux seuls tous les experts réunis en aérodynamique, en armement, en pyrotechnique, en BTP, en géostratégie et consort – nous ont inondé de théories plus-que-parfaites du complot (sans la moindre zone d'ombre ou d'incertitude). Nul doute que cette démonstration 3D les laissera de marbre.


Bombarder la Lune

...Afin d'y déceler de l'eau ou de la glace. Telle est la double mission-suicide du LCROSS conçu par la NASA, qui compte vivement établir des bases lunaires vers 2020.


On the Moon for Love

A cause d'une atmosphère inexistante et d'une géologie ennuyeuse, la Lune ne suscite plus aucun intérêt majeur depuis les missions Apollo. Ces dernières décénnies, les rouges gorges de Mars n'ont cessé de capter l'attention de la communauté « astrobotique » au point que celle-ci nous est désormais plus familière que notre satellitte naturel. Depuis peu, la NASA se réconcilie avec ce brillant et discret amour d'antan, envisageant sérieusement d'y établir une première station habitée vers 2020.

En effet, la Lune est un endroit idéal pour des manufactures à zéro gravité, des mines à l'hélium-3 alimentant les prochains réacteurs à fusion et des sites de lancement plus ergonomiques vers Mars, s'extraire de l'attraction lunaire nécéssitant beaucoup moins de poussée que sur Terre. Pour peu que son sol désolé dispose d'eau ou de glace, celle-ci peut être transformée en oxygène pour les stations habitées et en combustible pour les martionefs et les vols retours vers la Terre.

Question à 100 parsecs : ces usines et ces gisements potentiels relèvent-ils de la science ou de la fiction ? Qu'en sera-t-il de leur viabilité énergétique et économique ?

Auparavant, les sondes Lunar Prospector et Clémentine recherchèrent des indices de la présence d'hydrogène (signature chimique de l'eau glacée) dans les pôles lunaires, régions rarement voire jamais exposées à la lumière solaire, autrefois bombardées par des comètes et des météores, parsemées de cratères suffisamment escarpés pour cacher quelque chose. Mais, les investigations des deux sondes ne permirent guère aux scientifiques de se prononcer fermement : peut-être, peut-être pas...

La première étape vers une base lunaire consiste donc à déterminer un site d'alunissage adéquat. D'où le développement du Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO) chargé de cartographier l'astre en détail. Réalisant que son lanceur Atlas-5 disposait d'environ trois tonnes de capacité inexploitée, la NASA passa le mot à ses dix centres de recherche tenus de respecter le dogme « faster, cheaper, better ».

Ancien de la Silicon Valley passé ensuite chez Ames Research Center, Dan Andrew réunit plusieurs ingénieurs dans un local désaffecté de l'US Navy à San José (Californie). Les membres de la toute nouvelle Blue Ice Team rêvaient tous de créer un engin prospectant quelque eau glacée sous les pôles lunaires. Quel trip ! Grâce au talent relationnel et managérial du chef, l'équipe se trouva un partenaire de poids appelé Northrop Grumman. L'idée d'un rover à la martienne fut d'emblée écartée : dans des pôles sombres oscillant de 300 degrés Celsius, le robotoïde ne survivrait pas. D'ou le concept du Lunar Crater Observation and Sensing Satellite (LCROSS) finalisé en 2008, composé de deux modules : le vaisseau-mère Shepherding Spacecraft (S-S/C) et son propulseur Earth Departure Upper Stage (EDUS) ou Centaur qui n'est que le segment fusée du lanceur Atlas-5.


Deep impact

Logé dans l'étage supérieur du lanceur, le LRO sera d'abord satellisé autour de la Lune. Libéré de son compagnon, usant de la force gravitationnelle, le LCROSS pilotera et manoeuvra le Centaur - « telle une VW Coccinelle remorquant un bus scolaire », illustre Dan Andrew – vers une orbite suffisamment étendue pour assurer une collision avec un pôle lunaire. À 36 000 km de la surface lunaire, le Centaur/EDUS se sépare du S-S/C, fonce vers un cratère polaire qu'il percutera à deux fois la vitesse d'une balle de fusil. Equivalent à la détonation d'une tonne de TNT, l'impact provoquera un panache de plus de 6000 mètres d'altitude dont les éjectas retomberont ensuite sur un périmètre de 40 km.



Positionné sur une orbite rapprochée, bardé d'une panoplie d'instruments ultra-sensibles (spectomètres, caméras, etc), le S-S/C analyse la matière éjectée et transmet ses données en temps réel à la NASA. Sous l'effet de la lumière solaire, les éventuelles molécules d'eau en suspension émettront dans les gammes de l'infrarouge et de l'ultra-violet. Quatre minutes après l'impact, avant que la matière éjectée ne replonge dans l'obscurité, le S-S/C déclence son programme kamikaze et fonce à son tour vers le point d'impact, « tous ses systèmes à leurs niveaux nominaux » jusqu'au crash final prévu pour le 9 octobre 2009.

Plus loin, le télécospe spatial Hubble, divers téléscopes terrestres et maints amateurs ouest-américains en astronomie vivront et analyseront également l'évènement entier.


Sonde-suicide à prix cassé

Pour en arriver là, le LCROSS défit plusieurs propositions émanant de centres de recherche à la fois concurrents et partenaires comme le Jet Propulsion Laboratory et le Goddard Space Flight Center. Il fut assemblé en en 30 mois pour la bagatelle de 79 millions de dollars. Son réservoir provient des surplus d'une société fabriquant des satellittes de télécommunications, son avionique est intégralement calquée sur celle du LRO. Les panneaux solaires, les batteries et les protections en aluminium ont été acquis auprès d'un projet multi-satellittes abandonné par l'US Air Force, premier client de Northrop Grumman.

La Blue Ice Team et la NASA savent que la mission ne devra pas nécéssairement être parfaite mais réussir un minimum. Sur ce projet de faible priorité (« classe D » dans la nomenclature interne), l'agence spatiale peut se permettre quelques risques, avec très peu tests préliminaires et de solutions de rechange. Directeur de la division exploration de la NASA qui accorda son feu vert au LCROSS, l'ex-astronaute Scott Horowitz estime « qu'il faudra s'habituer à procéder ainsi au fur et à mesure de notre progression vers la Lune. Je pourrais tripler le coût du projet pour garantir son succès... Ou introduire trois projets différents. »

En outre, le LCROSS fait office de démonstrateur technologique pour des solutions réadaptables et des modules reconfigurables lors du grand retour de l'Oncle Sam sur la Lune. Afin de paver la voie aux futures colonies, de plus en plus de sondes automatiques de « trains spatiaux » orbiteront ou alunireront dans les dix prochaines années. Lancement du LRO et LCROSS prévu pour le printemps-été 2009.

Se rapprocher de la princesse lunaire pour mieux approcher la comtesse martienne, tel est le credo du marquis terrien.


En savoir plus :

  1. NASA : LCROSS

  2. Wikipédia : LCROSS

jeudi 10 septembre 2009

De la science-fiction en Afrique : District 9




Traditionnellement, le centre-ville de New York/Los Angeles, le cloaque futuriste ou le vaisseau spatial lounge constitue le décor du film de science-fiction. Dans le blockbuster District 9 (sortie USA-Canada en août, sortie Europe en septembre 2009), le réalisateur sud-africain Neill Blomkamp rompt ce rituel : son remarquable infotainement à mi-chemin du reportage de guerre et du documentaire TV, nous mène en plein Johannesburg.


Alive in Joburg, court-métrage matrice de District 9

Ici, point de décor feutré à la Star Trek ou de robot élégant à la Star Wars : la fine poussière en suspension typiquement afro-urbaine est omniprésente, l'action se joue entre « Joburg » intra-muros et ses townships. Perdus sur Terre, réfugiés en Afrique du sud, les aliens sans-papiers ont des gueules insectoïdes plutôt répugnantes, sont impitoyablement traqués par les commandos sud-africains, ghettoïsés, quasi-esclavagisés férocement rejetés et accusés de tous les maux par les townshipers. Certains sont incarcérés et maltraités par une société militech privée (la MNU : MultiNational United) uniquement intéréssée par un extraordinaire armement venu d'ailleurs.


District 9 (trailer)

Selon le blog Freakosophy, « Neill Blomkamp ne se contente pas de reproduire grossièrement (cadrage à la truelle, cameramen parkinsonien) le style documentaire, il puise son inspiration dans le JT et plus particulièrement dans le reportage de guerre. C'est la structure de l'événement qu'il cherche à mettre en œuvre. Il reproduit l'urgence de l'image et donc nous amène à nous astreindre à son rythme. La tension est presque mécaniquement suscitée par ce stratagème: nous ressentons ses images comme vraies car elles sont ce que l'on nous présente quotidiennement comme le vrai. Nous ne sommes plus dans la fiction mais dans l'information - un pas décisif est franchi et dans le fond ce qui est montré joue un rôle secondaire dans ce processus de réalisation. »

Dans cette oeuvre de science-fiction - coproduite par le réalisateur néo-zélandais Peter Jackson, père de la trilogie cinématographique Le Seigneur des Anneaux -, on retrouve en filigrane des tragédies propres à L'Afrique du sud : l'apartheid, la brutalité policière, la xénophobie meurtrière des townshipers sudafricains, les Sociétés Militaires Privés, les expérimentations militaires et scientifiques in vivo, la misère galopante et la criminalité sans fin.

Une leçon de cinéma à Hollywood, un blockbuster à découvrir absolument... Et un détour indispensable par le site (en construction) de la Multi-National United ! La firme recherche activement un ingénieur en technologie non-terrestre et un traducteur de langage non-humain, deux postes payés plus de 100 000 euros/an.


En savoir plus :

  1. District 9, le site officiel en anglais

  2. District 9, le site officiel en français

  3. Allociné : District 9

  4. Multi-National United, le site officiel


lundi 7 septembre 2009

Marchands d'armes et espions, évitez l'e-mail !


Le marchand d'armes belge Jacques Monsieur a été appréhendé dès son arrivée à New York puis présenté à un juge américain pour exportation illégale de pièces d'avion F-5 vers l'Iran.

Suivi depuis plusieurs mois par les renseignements américains et ignorant très probablement que Gmail retransmettait tous ses courriels aux Feds, Monsieur s'est jeté aveuglément entre les serres de l'aigle royal. En effet, le mandat de perquisition 09-908 du DoJ ciblait également le contenu d'une de ses adresses électroniques (carnet de contacts, e-mails reçus et envoyés, timestamps et adresses IP des correspondants archivés par jacques.monsi@gmail.com); la firme de Mountain View étant par ailleurs tenue au secret défense.

Si vous êtes un professionnel exerçant dans un secteur sensible comme les renseignements, le sci-tech, le militech ou la vente d'armes (à vos risques et périls !), cryptez votre disque dur interne avec Bitlocker, vos mémoires USB et vos fichiers confidentiels avec Truecrypt (algorithmes AES-256, Serpent et Twofish), vos courriels avec OpenPGP ou tout autre logiciel recommandé par votre employeur.

Toutefois, sachez que cette protection n'est point une panacée : rien n'empêche une femme de ménage diabolique de s'introduire dans votre chambre d'hôtel durant votre dîner galant, de redémarrer votre ordinateur portable avec un système d'exploitation/un logiciel-espion sur clé USB et de faire fi de vos mots de passe et cryptages. Solution optimale : stocker vos données confidentielles dans une mémoire USB cryptée qu'on ne peut que vous arracher physiquement par la force ou par la ruse.

Enfin, utilisez le plug-in Vanish (pour Firefox) qui détruit définitivement un e-mail - que ce soit pour l’expéditeur, le destinataire et tout autre personne - après un délai fixé au départ par l’expéditeur.

Ne l'oubliez pas : ordinateurs, webmails, infomédiaires et réseaux sociaux (Google, Yahoo!, Microsoft, Facebook, Myspace, Twitter, etc) en savent peut-être sur vous plus que quiconque. La première cyberdéfense consiste donc à ne pas exposer vos données confidentielles en première ligne.

En savoir plus :

  1. RTBF : Un trafiquant d'armes belge arrêté aux Etats-Unis

  2. Le Monde : « Le Maréchal », trafiquant d'armes belge piégé par le FBI

  3. Hotline-PC.org : Comment chiffrer un disque en utilisant BitLocker ?

  4. Le Blog JeTélécharge : Vanish – Détruire un message passé un délai

  5. MoveOn : Crypter ses données pour qu'elles s'autodétruisent avec Vanish (guide vidéo en anglais)

dimanche 6 septembre 2009

L'incroyable dextérité de Mano Robotica


Cette main robotisée fait et défait des noeuds, joue avec un stylo tel un étudiant ennuyé, dribble avec un balle de ping-pong plus vite que son ombre et jongle avec un téléphone mobile ! J'apprécie particulièrement sa facilité à saisir un grain de riz avec des baguettes.



Le laboratoire nippon Ishakawa Kumuro (Université de Tokyo) vous en dira plus sur cette merveilleuse manomachine...


mercredi 2 septembre 2009

Quand la gadgeterie devient stratégie



Vietnam, Irak, Afghanistan... La stratégie américaine accuse très souvent une obsession marquée pour la supériorité technologique et une négligence prononcée envers les dimensions politiques et psychologiques du conflit. De Robert McNamara à Robert Gates en passant par Donald Rumsfeld, le Colonel McMaster de l'US Army démontre comment l'establishment politique et l'appareil militaire d'Oncle Sam répètent peu ou prou les mêmes erreurs.



Ce long article ferait une remarquable introduction à « La Technologie Militaire En Question » signé par « l'allié » Joseph Henrotin; l'auteur du blog Athéna et Moi appelant l'Amérique et l'Europe à se réconcilier avec les fondamentaux stratégiques.

Achtung Baby : certaines notions militech imposeront plusieurs détours par Wikipedia mais ne nuiront guère à une lecture aussi accrocheuse qu'enrichissante (très !).

The Human Element : When gadgetry becomes strategy (World Affairs), par le Colonel McMaster

La Technologie Militaire En Question (Economica), par Joseph Henrotin


mardi 1 septembre 2009

De retour dans le Web 2.0...


Joyeux retour de vacances à tous mes lecteurs !