Une analyse de Fabrice Epelboin (Readwriteweb.fr) à mettre entre toutes les mains et un grand merci pour l'intérêt qu'il porte régulièrement à l'Afrique numérique.
La pose annoncée d’un câble sous marin assurant une liaison très haut débit sur toute la façade ouest du continent africain, qui viendra compléter un dispositif haut débit en place depuis peu annonce une décennie de changement radicaux pour toute une partie de l’Afrique.
[...] Avec l’accélération du télétravail au Nord, les délocalisations ne seront plus à l’avenir l’apanage de l’industrie. Comme ce fut le cas entre les Etats-Unis et l’Inde, on pourrait assister à une délocalisation progressive du secteur des services vers l’Afrique où les diplômés ne manquent pas, parlent la même langue, et sont situés, qui plus est, dans un créneau horaire parfaitement compatible avec les heures d’ouverture des bureaux en Europe.
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Du graphisme à la comptabilité en passant par l’informatique, ce sont ainsi des milliers d’entreprises du secteur tertiaire qui pourraient, grâce au haut débit, naître un peu partout en Afrique et proposer leurs services aux sociétés occidentales à la recherche de souplesse et de réduction de leurs coûts, en particulier pour des fonctions qu’elle jugent peu stratégiques.
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On pourrait même assister à des spécialisations dans certains pays, et même, pour les plus opportunistes, à un véritable boom de l’économie des services, appelée à représenter une partie conséquente du PIB et une proportion importante de la croissance, à l’image de l’île Maurice, qui a connu une telle période d’euphorie ces dix dernières années.
Après avoir pillé ses matières premières durant plusieurs siècles et avoir annoncé son intention de faire de même avec sa matière grise sous la terminologie d’ «émigration choisie», c’est en pratique le contraire qui pourrait prendre place. Un joli pied de nez à l’histoire, qu’internet n’a pas fini de bouleverser, tout comme l’imprimerie en son temps.
Contrairement aux dires de maints Cassandre, l'Afrique a plutôt bien rattrapé le train de la révolution informationnelle, de l'internet à la téléphone mobile en passant par la monétique mobile (m-paiement / m-banking où elle innove en pôle position). Quand le smartphone deviendra l'outil préféré des internautes dans la prochaine décénnie, ce continent sera très probablement à la page.
Néanmoins, afin de mener à bien leur transition vers l'e-conomie - sur le plan local comme international, les pays africains devront préalablement ou simultanément entreprendre une profonde remise à niveau de leurs infrastructures électriques et télécoms (les réseaux filaires en particulier) trop souvent vétustes et capricieuses. Deux marchés juteux sur lesquels la Chinafrique avance à grand pas.
L'intégralité de l'article est disponible dans Readwriteweb.fr : L'Afrique en haut débit

1 commentaire:
Très bonne initiative, D'ici à 2015 les applications temps réel ne poseront peut être plus un grand problème de déploiement sur le continent. Mais comme d'hab, si les occidentaux le font, c'est qu'il y a une contrepartie.
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