samedi 31 juillet 2010

Vers un appui aérien sur commande ?


La couverture aérienne rapprochée consistera en une simple interaction entre des troupes au sol et un appareil piloté ou robotisé dans les airs. Tel est le voeu du DARPA qui considère les intermédiaires hiérarchiques comme un facteur d'inertie.


La demande d'un appui aérien rapproché (Close Air Support ou CAS) par une compagnie en pleine action relève en arrière-plan d'un véritable processus administratif impliquant des états-majors (commandant air, commandant interarmées, etc), des C2, des analystes militaires, et même des political advisors (ou polad) et des juristes. Perçue comme une inertie sans fin par l'agence de recherche du Pentagone, cette intermédiation multiple permet de coordonner les opérations d'attaque au sol, d'affiner l'efficacité des frappes et leur conformité aux règles d'engagement, et d'éviter autant que possible de tragiques bavures... et donc de fâcheux incidents sur le plan politique comme médiatique. Une donne amplement vérifiée sur ce « théâtre des perceptions » qu'est l'Afghanistan.


Une analyse militech de mon cru à lire dans Alliance Géostratégique.


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