Secrétaire adjoint américain à la défense et « lobbyiste-en-chef » de la firme Raytheon, William Lynn III a le ton juste lorsqu’il plaide pour une cybersécurité conjointe entre pays membres de l’OTAN. Mais lorsqu’il suggère de forger un « bouclier cybernétique » à l’image du bouclier anti-missile ou de concevoir un « filet de sécurité » autour des réseaux de l’Alliance, il fonce tout droit dans l’ineptie… ou dans le marketing.
Cette approche chaudement inspirée de la guerre froide et de la dissuasion nucléaire n’a strictement aucun sens dans l’univers « pluri-connecté » et multi-dimensionnel des réseaux. En fait, elle est le pur produit d’une huile stratégique certainement très calée en matière de défense mais embourbée dans sa zone de confort intellectuel lorsqu’il s’agit de cyberdéfense.
L'intégralité de mon analyse dans Alliance Géostratégique : Le fantasme du bouclier cybernétique.

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