jeudi 29 avril 2010

Afrique francophone : vive l'internet bas débit !


Selon Readwriteweb, « bien que l’on remarque sans conteste possible une avancée des NTIC (Nouvelles technologies d’information et de communication) pour le développement en Afrique francophone, cette partie de Afrique est cependant à la traine de ses voisins anglophones. La constatation de ce retard est faite par de nombreux blogueurs francophones que l’on peut lire sur le blog Franco Techno Gap. »


Dans de nombreux pays d'Afrique francophone, l'internet (mensongèrement) annoncé comme haut débit par maints FAI - profitant de l'ignorance des consommateurs - dépasse rarement les 256 Ko/s. Les connexions sont très souvent instables et les ruptures de réseaux sont fréquentes. Dans la plupart des cas, les « afronautes » doivent attendre une dizaine de minutes avant de visionner une vidéo sur Youtube et font régulièrement une croix sur l'envoi de grosses pièces jointes par e-mail. Seuls quelques FAI privés offrent des bandes passantes plus ou moins équivalentes à celles américaines / européennes mais à des prix uniquement accessibles aux classes les plus aisées (entre 45 et 200 € par mois !).

Ayant l'habitude de voyager et de travailler sur plusieurs pays africains, j'ai constaté un immense décalage dans la qualité des services internet entre le Kenya ou le Ghana et le Cameroun ou le Togo. Le Sénégal qui a lourdement et savamment investi dans l'internet véritablement haut débit - aux rapports qualité-prix plutôt intéréssants - demeure une exception en Afrique francophone.


Par ailleurs, «
le manque d’électricité dans les zones rurales et les formalités kafkaïennes pour faire intégrer les ordinateurs dans l’école sont les causes principales du retard de l’adoption des NTIC à l’école », selon Camdevelop.


Reawriteweb : Les technologies de l’information au service du développement en Afrique francophone



mardi 27 avril 2010

Club-K, missile de croisière en boîte


Club-K n'est pas la dénomination d'une discothèque mais celle d'un missile de croisière qui peut être aisément et discrètement transporté dans son conteneur-lanceur (strictement identique à un conteneur standard d'expédition par mer / rail / route), puis lancé de n'importe où par un navire marchand, par un train de marchandises ou par un camion absolument ordinaire.


Ce système d'armes est produit et commercialisé par la firme russe Concern Morinformsystema-AGAT qui a également réalisé cette vidéo promotionnelle, très probablement inspirée du jeu vidéo Alerte Rouge.



Selon Robert Hewson du fameux Jane's Defence Weekly - qui a découvert ce déflagrant pot-aux-roses, « le Club-K donne une capacité de frappe de précision et à longue portée à des véhicules qui peuvent se déplacer presque partout sur Terre sans attirer l'attention. »

Auparavant, l'US Army avait du annuler un projet équivalent de missile-system-in-a-box suite à l'abandon du Future Combat Systems. Idem pour l'US Navy qui projetait également d'utiliser un système identique dans son programme Littoral Combat Ship. D'ores et déjà, les analystes américains de défense craignent que le Club-K tombe entre les mains de l'Iran, de la Syrie, de la Corée du nord, du Vénézuéla (l'axe du mal par Obama ?) ou de quelque entité non-étatique.


Grâce à sa capacité de frappe à la fois high tech, furtive et asymétrique, le Club-K damerait le pion aux satellittes et aux drones de surveillance et se vendrait comme un petit pain grâce à la redoutable mercatique militech venue du froid. De quoi redistribuer quelque peu les cartes en matières de missiles et d'anti-missiles. En outre, les ingénieurs militaires russes ont très souvent fait preuve d'ingéniosité et de pragmatisme, a contrario de leurs homologues américains (et européens) plus versés dans une approche sophistiquée et onéreuse des systèmes d'armes.



vendredi 23 avril 2010

War Game$ et scénarios afghans



Cette
infographie statistique de Datablog illustre joliment ce que nous savons déjà : le budget militaire américain occupe la pôle position mondiale, dépassant à lui seul ceux japonais, chinois, allemands, français, britanniques, russes et indiens cumulés (Royaume-Uni et France dans le top 5). Petite surprise : l'effectif total de l'infanterie américaine n'occupe que la 61ème position. Question à 7,62 mm : une armée dotée de technologies et de systèmes d'armes sophistiqués a-t-elle réellement besoin de fantassins en surnombre ?


Toutefois, je découvre la déflagrante passion de la République du Myanmar pour les armes : les dépenses militaires représentent 26% de son PIB. La Jordanie, la Géorgie, l'Arabie Saoudite, le Kirghizistan et le Burundi adorent également les canons, leurs environnements géopolitiques respectifs y étant certainement pour beaucoup...


Cliquez ici pour agrandir


Enfin, j'ai particulièrement apprécié cette carte des scénarios possibles en Afghanistan, sans prétention mais très éclairante.


Datablog (The Guardian) : Information Is Not Beautiful – Wars Games


The Afghan Conflict : A Map Of Possible Scenarios



dimanche 18 avril 2010

Les merveilles biomécanimales de Festo



La firme allemande Festo est mondialement connue pour ses systèmes de contrôle et de commande (pneumatique, électro-pneumatique, électronique, mécatronique) destinés à la production industrielle. Elle a récemment développé une tentaculaire machine-outil à mi-chemin du bras articulé (couramment utilisé dans l'industrie automobile) et de la trompe d'éléphant. Ainsi, le bras Festo combine remarquablement dextérité, précision, souplesse et délicatesse; on peut même envisager des usages dans la production agro-alimentaire ou dans la robotique domestique.



Cependant, je soupçonne fortement les ingénieurs de Festo d'avoir un eu faible pour les Sentinelles du film Matrix. Auparavant, l'entreprise germanique avait impressionné les milieux de la R&D robotique avec ses méduses et ses pingouins bioniques... dans les airs et dans l'eau !



Je verrais bien des drones sous-marins (espionnage, surveillance, recherche scientifique, etc) dotés de la même structure.




La lecture de quelques détails techniques (format PDF) sur les Aquapenguins et les Airpenguins et une visite de la chaîne Youtube de Festo sont vivement recommandées.




mercredi 14 avril 2010

Manual Deskterity : écran tactile + stylet numérique


L'agilité de l'interaction tactile et la précision du stylet numérique ont étés réunies dans Manual Deskterity, interface mixte pensée et conçue par Ken Hinckley (ingénieur Microsoft en R&D), destinée d'abord à la table tactile Microsoft Surface et très probablement aux futures versions de Windows Mobile.



Les séduisants écrans tactiles type iPhone / Ipad sont certes finger-friendly pour les usages courants mais le sont beaucoup moins lorsqu'il s'agit de création et de conception : mise en page, design web, infographie 2D-3D, PAO, CAO, etc.



mardi 13 avril 2010

L'Ipad transformera l'infographie


Le super-gadget « stevejobsien » est partout : à la radio, à la télévision, dans la presse, sur le net, dans les conversations entre collègues ou amis. Même mes parents, loin d'être des geeks et plutôt indifférents à ces fétiches techno, m'ont longuement questionné sur cet onéreux joujou nommé Ipad. Vivement que des émules sous Linux/Android/Windows prolifèrent et cassent les prix...


Toutefois, il faut reconnaître qu'Apple a encore frappé fort car à l'image de son iPod et de son iPhone qui ont révolutionné la consommation de musique et les usages de la téléphonie mobile, l'Ipad modifiera drastiquement notre interaction avec les médias et avec le multimédia. Une inéluctabilité clairement perçue par tous les infographistes, notamment par le blog la Cuisine du Graphiste reprenant (en français) le webzine Pentagram :


  • Le retour des grands formats. Les journaux ne cessent de réduire leurs formats. L'Ipad pourrait changer ça en augmentant tout, la taille des articles, des photos, des pubs. Le principe de navigation étant basé sur le zoom et le scroll, plus de limitation de taille.

  • La fin de la périodicité. Fini les mensuels, hebdos, quotidiens, c'est la mise à jour permanente qui va primer. Il va falloir s'adapter.

  • La pub réinventée. L'Ipad va ouvrir de nouvelles opportunités qui permettront (peut-être) une renaissance de la création publicitaire.

  • Une nouvelle façon de raconter des histoires. Luke Hayman prédit le retour des longs formats (après tout, l'Ipad servira aussi à la lecture de livres) mais aussi de reportages photos plus étoffés, plus riches. Le design de l'information sera plus important que jamais (eh eh, il prêche pour sa chapelle).

  • Un nouveau rôle pour le print. Les journaux papier qui auront survécu à toutes ces révolutions numériques joueront un rôle de préservation d'une information non jetable. La fonction "objet" de la presse papier va jouer un rôle prépondérant dans sa pérennité.


Les webographistes (sites, webzines, blogs, éditions numériques, etc) devront forger des méthodes de conception et des mises en page plus adaptées à ce type de supports en produisant des scénarios véritablement multimédia d'une seule et même narration, en intégrant le basculement vertical-horizontal de l'interface globale, en remplaçant les hyperliens par des icônes tactiles finger-friendly, etc.


C'est précisément dans cette optique que le scientifique et collectionneur Theodore Gray a pensé et conçu une remarquable version iPad de la table périodique des élements, grandement inspirée (selon ses dires) du livre magique de Harry Potter.



On le voit, dictionnaires et encyclopédies devront également plancher sur leurs futures versions « ipadisées ». L'innovation en matière sera proprement prolifique.

Enfin, l'Ipad sonnera très probablement le glas de la bonne vieille souris pour l'immense majorité des cybernautes. Néanmoins, j'ai le sentiment que « le mulot » survivra encore longtemps dans les univers du graphisme et du jeu vidéo. Idem pour le stylo électronique et le joystick.



Selon Sarah Perez de Readwriteweb.fr, cette nouveauté rattrapera tôt ou tard les ainés de cette fameuse « i-génération » - nourrie au iPod, au iPhone, Ipad et technologies similaires – qui ne seront plus « qu’une bande de dinosaures pestant contre le progrès et nous lamentant du bon vieux temps où l’ont pouvait taper avec confort sur des claviers digne de ce nom. »


En savoir plus :


  1. Pentagram.com : Five Ways the iPad Will Change Magazine Design

  2. Popsci.com : The Making of The Elements, One of the iPad's Most Magical Apps

  3. Readwriteweb.fr : Adieu clavier, la génération digitale grandira avec les écrans tactiles



vendredi 9 avril 2010

Quand 1969 imaginait l'internet


Nos prospectives sont fortement tributaires voire prisonnières des paradigmes technologiques en cours et, à l'image de celle présentée ci-dessus, acquièrent un charmant côté vintage face aux évolutions réelles. En 2050, l'héritier de l'internet comportera des interfaces et des connectiques à peine imaginables aujourd'hui.


mercredi 7 avril 2010

Mythes et réalités statistiques de la globalisation

Il y a d'énormes différences économiques et démographiques entre plusieurs pays sud-américains, africains, arabes, asiatiques et est-européens. Par ailleurs, il semble possible à n'importe quel pays de progresser plus ou moins vite sur l'échelle socioéconomique pour peu qu'il investisse massivement et savamment dans la santé et dans l'éducation.



Lors de sa conférence TED Talks 2006, le professeur suédois Hans Rosling dénonçait les clichés statistiques et mettait en garde contre l'omission et la rétention de données par maintes organisations internationales et ONG. Vingt minutes aussi sensationnelles qu'enrichissantes.



Dans cette brève présentation vidéo de 4 mn (sponsorisée par Ericsson !), le chercheur scandinave clarifie, jeu de legos à l'appui, quelques défis majeurs de la croissance démographique et de la globalisation.