vendredi 28 janvier 2011

Twitter et Facebook n'ont pas réinventé l'Egypte

Une idée complètement fausse fait lentement son chemin dans maints médias internationaux : désormais, les révoltes populaires dans les pays en développement reposent quasi exclusivement sur les médias sociaux.



Dans un article précédent (L'Afrique et le Moyen-Orient dans la Matrice), j'avais brièvement décrit le rôle moteur de l'internet, de la téléphonie mobile et des médias sociaux dans les évolutions technico-sociétales et dans les révoltes populaires en Afrique et au Moyen-Orient. Néanmoins, une piqûre de rappel me semble nécessaire : dans les sociétés africaines et arabes, le bouche-à-oreille et la contagion sociale dament encore largement le pion à Twitter et à Facebook. En outre, l'Egypte – très différente de la Tunisie sur les plans géostratégique, politique et socioéconomique malgré de nombreuses similitudes - n'en est pas à sa première colère populaire, et le trentenaire régime Moubarak dispose de très solides appuis locaux et internationaux. Toutefois, est-il réellement prêt à perdre beaucoup plus de plumes qu'autrefois ?

Prudentes mais fortement embarrassées, les chancelleries occidentales sont fidèles à elles-mêmes : elles ne parviennent toujours pas à se poser les bonnes questions. Mais ceci est une autre histoire.

Quelques éclairages complémentaires :

  1. Le Monde : Comment l'Egypte a coupé l'internet

  2. Les Afriques : Egypte : l’Oncle Sam lâche ses avatars de la guerre contre le terrorisme

  3. Telos-eu : les Arabes jouent-ils aux dominos ?

  4. The Daily Beast : Don't Fear Egypt's Muslim Brotherhood

  5. Wired : What’s Fueling Mideast Protests? It’s More Than Twitter



1 commentaire:

muondo a dit…

bravo ton blog est très bien fait merci d'avoir rétabli cette contre vérite,à savoir les réseaux ne sont pas les acteurs des révoltes mais ils en précipitent juste la démonstration avec plus d'éclat!