mardi 1 février 2011

Changer les paradigmes de l'éducation

Selon Sir Ken Robinson, essayiste britannique et conseiller en éducation auprès d'organismes à but non lucratif, l'école telle que nous la connaissons aujourd'hui a été pensée, conçue et structurée dans la culture intellectuelle du siècle des lumières et de la révolution industrielle... à une époque où l'éducation nationale n'existait pas encore. D'où une valorisation atavique de l'intelligence académique (scientifiques, gestionnaires etc) et la dévalorisation consécutive de l'intelligence non-académique (manutentionaires, artistes). En outre, comment adapter l'éducation plutôt ennuyeuse de nos enfants à une ère informationnelle incroyablement stimulante ? En effet, les écoles sont organisées selon un modèle disciplinaire, modulaire et routinier - à l'image des usines, strictement conforme aux besoins industriels. De fait, elles standardisent fortement les esprits et tuent la créativité individuelle dans l'oeuf.



Selon Sir Robinson, le système éducatif devrait également favoriser la « pensée divergente » c-à-d « un processus ou une méthode permettant de générer des solutions créatives par l'exploration de plusieurs solutions possibles » (cf. Wikipedia). Or, nous disposons quasiment tous d'extraordinaires capacités de pensée divergente qui se détériorent au fur et à mesure de notre immersion dans un univers scolaire privilégiant des solutions uniques ou standardisées, très peu adaptées à la complexité et à l'imprévisibilité des économies modernes. Malheureusement, la révolution de l'éducation tant souhaitée relève encore du futur conditionnel...

Afin de compléter votre vision des enjeux précités, je recommande vivement les articles Les pouvoirs secrets du temps et La cyberéducation a presque tué l'enseignant .



Aucun commentaire: