jeudi 7 avril 2011

US Navy : virtualisation et cloud computing à bord

Les architectures réseaux & logiciels équipant les navires de l'US Navy demeurent assez vieille école car elles ne sont pas toujours compatibles les unes avec les autres et nécessitent trop souvent un stationnement à quai pour être mises à jour.



En mars 2011, le Pentagone a validé la seconde étape (d'ingénierie et de développement chiffrée à 1,75 milliard de dollars) du programme Consolidated Afloat Networks and Enterprise Services impliquant Lockheed Martin, Northrop Grumman et l'US Navy. Dans la vision du CANES, la marine américaine est bien plus qu'une flotte : elle devient un immense réseau de bâtiments qui doit pleinement bénéficier de « la mobiquité » des données.

Pas à pas, l'US Navy dans sa globalité – des bâtiments en mer aux centres d'opérations sur terre, disposera d'un réseau IP alimenté en permanence par des machines virtuelles et par des plate-formes cloud computing, de surcroît compatibles avec des applications clientes user-friendly et/ou grand public. Ces architectures informatiques virtualisées et homogènes faciliteront et amélioreront l'interopérabilité des systèmes, l'administration des réseaux, la redondance des données et la mise à jour des équipements et des logiciels.

Entre terre ferme et haute mer, ce programme donne la part belle aux réseaux sans fil qui, même sécurisés, exposeront constamment la marine américaine à de nouvelles vulnérabilités. Les applications clientes utilisées au sein du CANES seront donc directement inspirées du navigateur Invincea (décrit dans mon blog quelques mois plus tôt) combinant virtualisation et résilience.

Selon l'US Navy, plus de 190 de ses bâtiments de surface, sous-marins et centres terrestres d'opérations devront intégrer le CANES à l'horizon 2021.

Question à 100 noeuds : les firmes Lockheed Martin, Northrop Grumman ou d'autres entreprises privées hébergeront-elles tout ou partie des architectures informatiques virtuelles de la marine américaine ?

En savoir plus :

  1. CTOLabs : The Navy virtualises

  2. Information Week : Pentagon OKs Navy Shipboard Network

  3. 100 Days In The Cloud : US Navy test Cloud Computing

  4. Electrosphère : Invincea virtualise votre sécurité en ligne


3 commentaires:

Thibault Lamidel a dit…

Bonsoir,

Ces architectures sécurisées (pour faire simple) ont-elles un quelconque rapport avec les futurs passerelles de commandement (réalité virtuelle, réalité augmentée, "holographie", etc...) ?

Electrosphère a dit…

@ Thibault Lamidel

Réponse à votre question : je ne sais pas. Heureux de vous relire (cela, j'en suis sûr).

Cordialement

Sportet a dit…

@T. Lamidel.

Difficile de répondre à votre question mais je trouve intéressant de faire un lien avec l'une des briques embarquées à bord des navires US : l'ICMS de Northrop.

Ce système est modulaire, repose sur du COTS, est probablement "durci" (EMP, sonde IPS ou plutôt NIPS) et repose peut-être sur de la virtualisation. Bien qu'il faut savoir que certains systèmes critiques (spatiaux, aéronautiques ou militaires) n'embarquent pas forcément les dernières technologies. Les contraintes en terme de défaillances sont telles qu'il est préférable d'embarquer de l'informatique robuste, connue et éprouvée. Mais ceci est un autre sujet.

Le lien vers l'ICMS : http://www.es.northropgrumman.com/solutions/integrated-combat-management/