mercredi 28 septembre 2011

On aura toujours besoin d'une mercerie

Mercerie Midinette fait partie de ces attachantes espèces en voie de disparition... et de ces formidables opportunités commerciales trop souvent oubliées.


Universelle, la mercerie ? Intemporels les boutons, pelotes, bobines, fermetures Eclair, galons, élastiques et autres cotons à broder ici si soigneusement rangés ? Christine Ploux n’est pas loin de le penser : "On aura toujours besoin de recoudre des boutons ou de faire des ourlets, indique-t-elle. Il n’y a pas un jour, depuis que je me suis installée, où je n’ai pas vendu un fil ou une fermeture." [...]

Mais la mondialisation, Christine Ploux la voit aussi et surtout au jour le jour, dans ces vêtements confectionnés en Asie ou ailleurs que les clients lui apportent afin de refaire les coutures qui ont lâché au bout de trois mois. Parfois, les gens râlent de devoir payer plus cher une fermeture Eclair de remplacement que le prix du blouson auquel elle est destinée. Que répondre ? Dans la logique commerciale d’aujourd’hui, l’obsolescence est devenue une norme et le rachat une mécanique inéluctable. Enfin, pas pour tout le monde… Chez Mercerie Midinette, les clients les plus fidèles sont des personnes à faibles ressources, généralement âgées. "Des gens qui ont appris, plus jeunes, à entretenir leurs vêtements et qui connaissent la valeur des choses", dit Christine Ploux. Signe qui ne trompe pas, certains de ses acheteurs continuent de repriser leurs chaussettes.

Saint-Pierre-des-Corps : « On aura toujours besoin de recoudre des boutons »


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