vendredi 29 avril 2011

USA-Chine : cyberguerre froide ?

Reuters : « As America and China grow more economically and financially intertwined, the two nations have also stepped up spying on each other. Today, most of that is done electronically, with computers rather than listening devices in chandeliers or human moles in tuxedos. »

Un article plutôt enrichissant mais qui « omet » un secret de polichinelle : comme les Etats-Unis, bon nombre d'états européens cyberespionnent également et abondamment la Chine... qui le leur rend bien; chaque partie usant des moyens et des méthodes à sa disposition. Même entre alliés atlantiques, l'espionnage en ligne est une activité florissante.

Tout ce beau monde est mu par un credo qui fut le titre du premier album des Cranberries : « Everybody else is doing it, so why can't we ? »

Reuters : In cyberspy vs. cyberspy, China has the edge


lundi 25 avril 2011

Les Cafés Stratégiques : Joseph Henrotin et la résilience

Pour leur septième édition, les Cafés Stratégiques invitent Joseph Henrotin, docteur en sciences politiques, rédacteur-en-chef de la revue Défense & Sécurité Internationale, membre-fondateur d'Alliancegeostrategique.org, chargé de recherches au Centre d'Analyse et de Prévision des Risques Internationaux (CAPRI) et à l'Institut de Stratégie et des Conflits (ISC). Avec son ouvrage « La résilience dans l'antiterrorisme », il est l’un des premiers auteurs francophones à travailler sur le concept de résilience entre-temps intégré au dernier Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité Nationale.


« "Savoir encaisser" des attaques terroristes n’est pas tout : il faut comprendre les circonstances dans lesquelles la résilience est amenée à jouer un rôle. C’est d’autant plus le cas que, dans la complexité de nos « sociétés-réseau », les réactions systématiques et prévisibles ne sont pas légion. Ce qui laisse, au demeurant, la possibilité de véritablement construire une résilience, entre autres sur base d’un certain nombre d’expériences. Il s’agit donc non seulement de comprendre le phénomène pour optimiser nos stratégies mais, également, de renforcer la probabilité d’émergence des résiliences sociétale et politique. Mais il s’agit aussi, en retour, d’utiliser la résilience comme un instrument stratégique permettant de participer à l’élargissement de la liberté de manœuvre des décideurs politiques » (source : RMES).

Venez donc nombreux et curieux le jeudi 28 avril 2011 à 19h au Café Le Concorde (239, bd Saint-Germain, Paris Vième, métro Assemblée Nationale).


vendredi 22 avril 2011

Le risque-pays victime des révolutions arabes


« La stabilité politique d’un État n’est plus un indicateur pertinent. De même, les indicateurs macro-économiques, quand ils sont surpondérés, ne sont plus adaptés pour apprécier les risques politiques puisque que ceux-ci ont fait croire à la modestie des risques de ce type en Tunisie ou en Égypte. Aujourd’hui, il faut renverser la méthodologie du risque-pays en accordant une place accrue à des indicateurs qualitatifs comme la qualité de la régulation publique, la transparence et concertation (voice and accountability), lutte contre la corruption, équité et justice, etc ».

Telos-eu : Le risque-pays victime des révolutions arabes, par Corinne Vadcar


mercredi 20 avril 2011

Laurent Gbagbo, le professeur d'histoire amnésique

L'ex-président Laurent Gbagbo avait contre lui l'ONUCI, les FRCI (dirigées par Alassane Ouattara), de surcroit solidement appuyées par les Forces Nouvelles (de Guillaume Soro, devenu le véritable homme fort ivoirien) et dans une certaine mesure, la force Licorne. Comment a-t-il pu croire un instant que ses incantations et sa « stratégie du bunker » viendraient à bout d'autant d'adversaires déterminés et organisés ? Pensait-il vraiment que sa garde prétorienne, voyant les redoutables hélicoptères Mil Mi-24 pilonner la résidence présidentielle, se sacrifierait pour lui ? Comment cet ancien professeur d'histoire et de géographie a-t-il pu sombrer dans ce profond déni de réalité qui le caractérise aujourd'hui ?

Humiliant. Simone Gbagbo lors de son arrestation.


L'entêtement dévastateur de Laurent Gbagbo a suscité l'adhésion de nombreux Africains (hommes de la rue comme journalistes) versant un peu trop facilement dans une rhétorique anti-néocolonialiste. Malheureusement, les masses de tous bords ont toujours détesté la complexité de la chose géopolitique. De plus, les mythes et les illusions dictent très souvent des comportements bien réels. Ancien cadre du FMI marié à Neuilly par le président français Nicolas Sarkozy et activement soutenu par le président américain Barack Obama, l'actuel président ivoirien Alassane Ouattara – aux mains aussi ensanglantées que celles de son adversaire, aura beaucoup de mal à ne pas passer pour « l'homme des Français et des Américains » aux yeux de ses concitoyens...


Voici quelques extraits de liens particulièrement intéréssants concernant l'après-Gbagbo.


Abidjan.net - Les leçons de la chute de Gbagbo : « C’est sans doute là l’un des enseignements à tirer de cette chute de Laurent Gbagbo. Adossé à une garde prétorienne et une armée qui passaient pour être de solides remparts contre toute attaque de son régime, il a appris à ses dépens que ses affidés et autres thuriféraires n’avaient d’yeux, en réalité, que pour ses largesses. Lui dont on disait le régime verrouillé par des soldats prêts à mourir pour défendre son fauteuil présidentiel, a curieusement perdu le pouvoir. Ses supposés fidèles généraux se sont ensuite retrouvés à l’Hôtel du Golf pour faire allégeance au nouvel homme fort du moment ; l’assurant de la même loyauté qu’ils ont jurée à Laurent Gbagbo. Rien que duperie et flagornerie de généraux, ces coups de gueule et propos enflammés servis à l’ex-chef de l’Etat et ses partisans durant ces quatre mois de crise post-électorale ! Alassane Ouattara est donc averti. Et par delà lui, tout dirigeant politique qui aura la naïveté de croire que l’armée est une assurance tous risques pour la survie de son régime. »

Le blog de Francis Laloupo Gbagbo, triste légende : « L’image est terrible : celle d’un Gbagbo, menottes aux poignets, en tricot de corps, l’air hagard, l’esprit envahi de néant, le désarroi plein le regard… Il aurait pu savoir. Il aurait dû. Il ne l’a pas voulu. Entretenant depuis deux semaines, dans le bunker de la résidence présidentielle, l’espoir insensé d’un « miracle » impossible. S’adonnant avec son entourage, dans cette résidence assiégée, à d’improbables « cultes (sic) », pour conjurer l’inéluctable, espérant se hisser au-delà d’une réalité pourtant infrangible : la terrible et douloureuse chute… »

Good Morning Afrika Côte d'Ivoire : et maintenant ? : « Le pays doit se reconstruire, économiquement bien sûr, mais surtout les Ivoiriens doivent trouver l’envie de vivre ensemble, de créer un cohésion nationale. Des dispositions devront être prises concernant le désarmement et la démobilisation, la réinsertion des militaires, la restructuration des forces de défense et de sécurité, la restauration de l’administration et des services publics… Il faudra aussi poursuivre les responsables et les auteurs de crimes graves. Bien sûr il devrait y avoir une solution pénale pour les politiques impliqués dans la crise mais surement aussi une solution réconciliatrice au niveau nationale pour résoudre les divisions au sein de la population. »

The Daily Beast, Leymah Gbowee - Ivory Coast: Let's Stop the Bloodbath : « The headline in today’s Ghanian Chronicle, my local paper, called Gbagbo, who was a history professor, “the historian who failed to learn from history.” The president lived through the same war years I did. He saw Liberian leaders like Doe, and Charles Taylor after him, and Sierra Leonean warlord Foday Sankoh greedily grasp at power only to be driven from office, arrested, killed. Why did he think his story would turn out differently? The same question applies in a larger way. Sometimes it’s depressing to be a West African looking at West Africa. We seem to be a region that doesn’t learn from the past. »

Foreign Affairs - The Ivoirien Endgame : « Similarly, France's decision to send its own attack helicopters to accompany those from the United Nations in raids to destroy Gbagbo's weaponry in Abidjan was equally misguided. UN forces had a clear mandate to act from UN Security Council Resolution 1975; France on its own may or may not have had the same mandate, depending on how one reads Points 6 and 7 of the resolution. This is a legal question that Russia -- concerned, as usual, that the Security Council not breach state sovereignty -- says it is investigating. Such open and direct French participation in the attack directly played into the rhetoric of the Gbagbo regime, which long portrayed the Ivorian conflict as a proxy war waged by the French to reassert neocolonial control over Côte d'Ivoire. »

NPR - Prosecution A Fate Better Than Death For Tyrants? : « The prospect of an international trial, some argue, can convince a tyrant he should hold on to power longer, leading to more violence in forcing his ouster.[...] the prospect of prosecution has been received differently. Some observers believe that Libyan leader Moammar Gadhafi and Ivory Coast's Laurent Gbagbo might have been more willing to surrender power if offered a comfortable exile, rather than the promise of prosecution. [...] Gbagbo might have been more likely to surrender had the ICC not been publicly talking about its plans for prosecuting him for weeks before his capture Monday in a bunker, says John Campbell, a senior fellow for Africa policy studies at the Council on Foreign Relations. Those weeks were filled with political violence and the murder of hundreds of Ivorians."Once the question of prosecution came up, the notion of a posh retirement on the Riviera goes out the window," Campbell says. »


dimanche 17 avril 2011

Le hacking téléphonique de la rébellion libyenne

Un article accrocheur du Wall Street Journal relate comment quelques experts en télécommunications piratèrent l'opérateur national Libyana afin de créer Free Libyana, le réseau de téléphonie mobile de la rébellion libyenne.


Le hub infrastructurel central de Libyana (firme publique dirigée par la famille Kadhafi) étant situé à Tripoli, le Colonel Kadhafi se fit un plaisir de priver l'insoumise région orientale de services télécoms et internet. Les insurgés libyens furent donc condamnés à utiliser des drapeaux pour communiquer ou pour signaler les mouvements de troupes adverses.

Cadre libyen-américain en télécommunications exerçant entre Huntsville et Abou Dabi et menant des opérations humanitaires dans son pays natal, Oussama Aboushagour constata que les infrastructures télécoms de la région est étaient en grande partie intactes. À coup de diagrammes griffonés sur une serviette lors d'un vol entre l'Egypte et les Emirats Arabes Unis, il planifia : 1/ l'infiltration en ligne de l'architecture informatique de Libyana, 2/ le piratage de ses signaux hertziens et de ses bases de numéros téléphoniques, 3/ la création d'un réseau de téléphonie mobile à partir de celui géré par l'opérateur national, 4/ l'installation de ce nouveau réseau (alors soustrait au contrôle de Tripoli) dans les infrastructures télécoms de la région est libyenne.

Mi-mars 2011. Pendant que la rébellion libyenne penait lourdement à Benghazi et à Syrte sous les coups de boutoir de l'armée de Kadhafi, Aboushagour forgea une équipe américano-arabe d'experts en télécommunications et tenta d'acquérir du matériel compatible auprès de l'équipementier chinois Huawei (principal fournisseur de Libyana) qui refusa net. Fort du soutien diplomatique et financier des gouvernements qatari et émirati, il put tout de même acquérir un mix d'équipements télécoms et s'envola avec son équipe pour la Libye via l'Egypte... qui lui mit quelques bâtons dans les roues puis laissa libre libre cours à son initiative. Signe des temps ?

Avril 2011. Dès son arrivée dans l'est libyen, l'équipe Aboushagour mit en oeuvre son plan d'action et réimplanta l'annuaire des abonnés de Libyana dans celui vierge de Free Libyana, réseau de téléphonie mobile crée au nez et à la barbe de Tripoli, bénéficiant grâcieusement du relai satellittaire d'Etisalat, relais satellittaire d'Etisalat, opérateur émirati de télécommunications (13ème rang mondial) présent dans 18 pays d'Afrique, du Moyen-Orient et d'Asie. Ainsi, les résidents et les rebelles de la région orientale purent à nouveau communiquer avec leurs numéros de téléphone d'antan. Cerise sur le gâteau : leurs communications locales seront gratuites jusqu'à élaboration par Free Libyana d'un service de facturation digne de ce nom.

Après la tâche d'huile des « révolutions 2.0 » (Tunisie, Egypte, Yémen, Syrie, etc) tirant parti des médias sociaux, le « modèle Aboushagour » de hacking téléphonique inspirera-t-il de futures insurrections / sécessions de par le monde ?

Wall Street Journal : Rebels Hijack Gadhafi's Phone Network


jeudi 14 avril 2011

FRIDA, la tueuse de cols bleus

Avec son torse sans tête, ses deux bras pluri-articulés et ses pinces multifonction, FRIDA vous assistera dans les petites et moyennes chaînes de montage... et détruira votre emploi plus tôt que tard.


Conçue par la firme helvético-suédoise ABB, FRIDA (Friendly Robot for Industrial Dual-Arm Assembly) travaillera à vos côtés, s'adaptera à divers types de production industrielle et pourra même opérer dans des espaces confinés. De plus, cette collègue 100% techno respectera la première loi d'Asimov stipulant qu'un robot ne peut porter atteinte à un être humain. En effet, grâce à la remarquable sécurité électromécanique intégrée à ses pinces puissantes et précises, vous n'aurez aucun prétexte pour l'accuser d'avoir réduit vos phalanges en viandox.



Ce Terminatrix industriel n'étant aujourd'hui qu'au stade du prototype, vous disposez encore d'un bref répit pour assurer votre reconversion. Pour peu qu'il soit massivement adopté par votre employeur et par ses concurrents, les synergies techniques, les applications connexes (composants et logiciels dédiés, technologies « sur étagères », applications open source, etc) et les retours d’expérience irrigueront la robotique industrielle; des cousines de FRIDA seront produites par plusieurs pays émergents; leur technologie gagnera en sophistication et en efficacité pour des coûts de fabrication, d'acquisition et d'exploitation graduellement abaissés.

Jour après jour, votre obsolescence n'en sera que plus flagrante et votre condition salariale se résumera alors en deux mots : game over !

En savoir plus :

  1. ABB.com : FRIDA concept robot

  2. Electrosphère : La technologie tue les classes moyennes


mercredi 13 avril 2011

Libye : flexibilité de la guerre conventionnelle

L'analyste de défense Adam Elkus (que j'ai toujours énormément apprécié) livre dans The Huffington Post un petit cru qui vaut largement le clic :

The problem with this template is that our definitions of terms such as "conventional" or "combined arms" are essentially static. Combined arms warfare has been around in various forms since Roman times, but to many combined arms will always equal infantry, artillery, armor, and airpower working together. It makes more sense, as Archer Jones does, to think of a series of basic weapon systems that repeat themselves in various forms throughout history. Furthermore, we should not confuse conventional warfare with a modern conventional Eurasian force -- many conflicts since 1945 have been fought with grossly underpowered Third World conventional forces armed with superpower leftovers. [...]



Owen makes a persuasive point that history shows -- from the Boer War to the first Russian incursion into Chechnya -- that underpowered forces can defeat numerically and technologically superior conventional armies on the tactical level. Given the right terrain, discipline and usage of weapons these forces can punch well above their weight. However, there are limits to what a ragtag "Toyota Horde" can accomplish. The largely conventional Tamil Tigers, for example, were isolated from their sources of foreign support and wiped out by aggressive Sri Lankan forces. Saddam Hussein's attempts to use the Fedayeen as a paramilitary fighting force in 2003 had no real strategic effect on the Coalition forces crushing Iraq's military.

Au-delà de l'incapacité de l'OTAN à définir un but de guerre et une stratégie pour son intervention en Libye, n'y aurait-il pas aussi une énorme difficulté à conduire une guerre hybride combinant force aérienne et troupes irrégulières (et inexpérimentées) ? N'est-ce pas trop tôt pour en juger ?

The Huffington Post : The Flexibility of Conventional Warfare, par Adam Elkus


En complément :

1. The New York Times : Libyan Rebels Don’t Really Add Up to an Army

2. EGEA : 4 questions à Michel Goya


mardi 12 avril 2011

La chute de Laurent et Simone

En apprenant l'arrestation de Laurent et Simone Gbagbo – ainsi que de leur famille, dans la journée du lundi 11 avril, je craignais fortement un lynchage en règle ou une fin abominable à la Samuel Doe (Libéria, années 90) infligée par quelques soldats énervés des FRCI, de surcroît sous les lentilles des caméras de télévision... et le recommencement d'une spirale infernale.

Heureusement, l'ONU et l'actuel président ivoirien Alassane Ouattara ont tout mis en oeuvre pour qu'il n'en soit guère ainsi.

Entre larmes, sang et sueur, il faut désormais pacifier et reconstruire une nation divisée, meurtrie et ruinée. Courage et bonne chance à tous mes amis de Côte d'Ivoire !

Abidjan.net : La chute de Laurent Gbagbo minutes par minutes


lundi 11 avril 2011

Qui achète le pétrole libyen ?

Augmenter le graphique

L'Italie, la France et l'Allemagne occupent le podium européen des acheteurs du brut libyen. En effet, le pays du Colonel Kadhafi exporte 85% de son or noir vers le Vieux Continent.

Good.is : Which Countries Are Most Reliant on Libya for Oil ?


jeudi 7 avril 2011

US Navy : virtualisation et cloud computing à bord

Les architectures réseaux & logiciels équipant les navires de l'US Navy demeurent assez vieille école car elles ne sont pas toujours compatibles les unes avec les autres et nécessitent trop souvent un stationnement à quai pour être mises à jour.



En mars 2011, le Pentagone a validé la seconde étape (d'ingénierie et de développement chiffrée à 1,75 milliard de dollars) du programme Consolidated Afloat Networks and Enterprise Services impliquant Lockheed Martin, Northrop Grumman et l'US Navy. Dans la vision du CANES, la marine américaine est bien plus qu'une flotte : elle devient un immense réseau de bâtiments qui doit pleinement bénéficier de « la mobiquité » des données.

Pas à pas, l'US Navy dans sa globalité – des bâtiments en mer aux centres d'opérations sur terre, disposera d'un réseau IP alimenté en permanence par des machines virtuelles et par des plate-formes cloud computing, de surcroît compatibles avec des applications clientes user-friendly et/ou grand public. Ces architectures informatiques virtualisées et homogènes faciliteront et amélioreront l'interopérabilité des systèmes, l'administration des réseaux, la redondance des données et la mise à jour des équipements et des logiciels.

Entre terre ferme et haute mer, ce programme donne la part belle aux réseaux sans fil qui, même sécurisés, exposeront constamment la marine américaine à de nouvelles vulnérabilités. Les applications clientes utilisées au sein du CANES seront donc directement inspirées du navigateur Invincea (décrit dans mon blog quelques mois plus tôt) combinant virtualisation et résilience.

Selon l'US Navy, plus de 190 de ses bâtiments de surface, sous-marins et centres terrestres d'opérations devront intégrer le CANES à l'horizon 2021.

Question à 100 noeuds : les firmes Lockheed Martin, Northrop Grumman ou d'autres entreprises privées hébergeront-elles tout ou partie des architectures informatiques virtuelles de la marine américaine ?

En savoir plus :

  1. CTOLabs : The Navy virtualises

  2. Information Week : Pentagon OKs Navy Shipboard Network

  3. 100 Days In The Cloud : US Navy test Cloud Computing

  4. Electrosphère : Invincea virtualise votre sécurité en ligne


mercredi 6 avril 2011

Ralph Langner : Stuxnet = Israël + Etats-Unis

Selon Ralph Langner alias docteur ès Stuxnet, la conception du fameux ver Stuxnet – qui aurait très probablement provoqué de sérieux retards dans le programme nucléaire iranien – est moins l'oeuvre d'Israël que des Etats-Unis, unique cyberpuissance disposant d'une ingénierie capable de développer un malware aussi sophistiqué.



Maints analystes en cybersécurité ne partagent certainement pas la thèse de l'expert allemand en sécurité des systèmes industriels mais les perspectives et les détails techniques prodigués lors de sa brève conférence aux TED Talks valent largement quelques clics.

En savoir plus :

  1. Alliance Géostratégique : Qui a cyberpiraté l'Iran nucléaire ? (Charles Bwele)

  2. New York Times : Israeli Test on Worm Called Crucial in Iran Nuclear Delay


mardi 5 avril 2011

Quand le drone joue au ping pong


Ceci n'est que le fruit de recherches menées par des ingénieurs de l'Institute for Dynamics Systems and Controls basé à Zurich. Imaginez autant d'applications commerciales ou militaires que possible...