samedi 29 octobre 2011

Déconfliction : n'était-ce pas un terroriste ?


Quand le FBI, la CIA, le Secret Service et la police locale s'en mêlent, ça peut faire boum ! Tout réside dans l'art de calmer le jeu...

mercredi 26 octobre 2011

Les Cafés Stratégiques avec Charles Bwele

Le jeudi 10 novembre, je serais l'invité de la dixième édition des Cafés Stratégiques consacrée aux Stratégies dans le cyberespace. Toutefois, il s'agira moins d'un événement à caractère infomercial que d'une initiative visant à échanger avec le public sur les multiples facettes de la sécurité informatique et de la cyberguerre. Alix Desforges, doctorante en géopolitique à l'Institut Français de Géopolitique sera également de la partie en tant que co-intervenante.



Venez donc nombreux au Café le Concorde (239, boulevard Saint-Germain, Paris Vième, métro : Assemblée nationale) à 19h-21h, vous aurez également l'occasion de (re)découvrir plusieurs membres d'AGS.


samedi 22 octobre 2011

Les robots sociaux de l'US Navy

Le Navy Center for Applied Research in Artificial Intelligence conçoit des « robots sociaux » qui parlent et pensent par eux-mêmes. Les intelligences artificielles George et Victoria doivent répondre aux questions d'un chercheur, identifier des objets, nommer leurs interlocuteurs et forger leurs propres hypothèses.



La première partie de la vidéo révèle les capacités d'interaction sociale de ces deux I.A., la seconde partie explique leur fonctionnement en arrière-plan.

Les fans de Skynet ou du Cylon Numéro 6 feraient bien de modérer leur enthousiasme : la singularité relève toujours de la science-fiction...


jeudi 20 octobre 2011

Une tablette tactile indienne à 35 dollars

Fabriquée par Datawind et subventionnée par le gouvernement indien, la tablette tactile Aakash ne coûte que 35 dollars. Son but n'est pas de concurrencer les ténors du marché tels que l'Ipad (Apple) et le Galaxy (Samsung) nettement plus performants mais de permettre à une pléthore d'étudiants et de citoyens du sous-continent indien, d'Afrique et d'Amérique latine de disposer d'une technologie mobile multimédia à la fois bon marché et déjà très prometteuse.


Avec L'Aakash - qui doit beaucoup à Kapil Sibal, l'actuel et visionnaire ministre des télécoms, l'Inde oriente fermement le prix des tablettes tactiles à la baisse et prend d'assaut ces juteux marchés du sud savamment éludés par les grands noms de l'informatique... plus versés dans d'onéreux bijoux de technologique parfaitement inaccessibles aux « classes moyennes tropicales ».



Ne l'oublions point : en Afrique, en Asie et en Amérique latine, le téléphone mobile et le smartphone sont utilisés avec une incomparable ingéniosité collective dans divers domaines (microfinance, m-paiement, médecine mobile, agriculture, pêche, etc) car véritablement considérés comme des ordinateurs de poche.



Sans verser dans un messianisme technologique, on peut d'ores et déjà parier sur les nombreuses retombées positives d'une tablette tactile low-cost dans les pays pauvres et émergents. En réalité, ces derniers ont su réduire la fameuse fracture numérique en reposant sur leurs propres ressources et sur le commerce sud-sud. Ainsi, ils vivent une profonde révolution technologique et sociale... en-dessous de la couverture radar des médias occidentaux. Ce qui n'est pas nécessairement une mauvaise chose.


vendredi 14 octobre 2011

Le Japon change, les Yakuzas se cherchent

Cet été, l'Expansion a interviewé Masatoshi Kumagai, l'un des principaux parrains de la mafia japonaise qui ressemble à un diplômé d'école de commerce, très loin du un patriarche nippon (made in Takeshi Kitano / Ridley Scott) dans la soixantaine au visage austère et en lunettes noires.


« Pas de sensationnalisme ici : les yakuzas sont bien une réalité économique dans l'archipel, avec plus de 80 000 hommes regroupés en "familles", à la manière des mafias siciliennes.[...] "Il y a beaucoup de fantasmes et d'exagération médiatique" autour des yakuzas. On les voit toujours plus forts, toujours plus riches. "C'est plutôt la tendance inverse", affirme-t-il. Selon lui, les 22 clans yakuzas recensés au Japon sont en déclin. La "faute" à l'Etat nippon, qui, dit-il, a déclaré la guerre à la mafia il y a deux ans.[...]

Pour comprendre comment une telle tolérance a pu exister, il faut revenir quelques décennies en arrière. Après la Seconde Guerre mondiale, d'abord, lorsque l'Etat japonais recourt aux yakuzas pour lutter contre les gangs chinois et coréens qui gangrènent le pays. Dans les années 60, ensuite, quand la pègre brise les grèves ouvrières avec la bénédiction du parti conservateur. »

En lisant cet enrichissant entretien, on constate que les Yakuzas sont également victimes d'un ethnocentrisme typiquement nippon qui complique leurs perspectives d'alliances avec leurs homologues étrangers, en particulier chinois et coréens. Enfin, ils sont confrontés à cet universel « péril jeune » :

« Parfois, nous avons des problèmes avec nos jeunes. Ils n'ont pas la même mentalité que nous. Quand ils font une grosse bourde, ils s'enfuient. Ce n'est pas une attitude digne. Le pis, c'est que, lorsque nous les rattrapons et que nous les passons à tabac pour les remettre dans le droit chemin, ils vont voir la police pour nous dénoncer ! Nous, quand nous étions battus par nos aînés, nous leur criions "Merci beaucoup" à la fin. Les jeunes ne respectent plus les règles. »

Apparemment, les valeurs yakuzas fondent comme neige au soleil levant...

L'Expansion : La mafia japonaise cherche un nouveau "business model"


mardi 11 octobre 2011

Vers une cyberguerre froide Chine-Russie ?

Côté Amérique et Europe, la Chine est très souvent accusée - à tort ou à raison - de tous les maux à cause de sa « cyber-espionnite » chronique. La preuve par les opérations Titan Rain, GhostNet ou Aurora. Depuis peu, c'est l'opération Lurid Downloader (révelée par la firme cybersécuritaire Trend Micro) qui met en lumière une longue campagne de cyberespionnage apparemment initiée depuis la Chine vers des ministères, des missions diplomatiques, des instituts de recherche, des industries militaires et des entreprises basés en Russie, en Ukraine, en Biélorussie, en Ouzbékistan, au Kazakhstan, au Kirghizistan, en Inde, en Mongolie et au Vietnam.

En clair, il s'agit d'une menace persistante avancée (ou APT : Advanced Persistent Threat , concept assez controversé pour maints experts en cybersécurité) orientée vers des états achetant du matériel militaire russe et/ou entretenant des accords de défense avec la Russie.

Une brève analyse de mon cru à lire en intégralité dans Alliance Géostratégique.



lundi 10 octobre 2011

Aux sources de la kleptocratie africaine

Les sous-sols de nombreux pays africains rengorgent d'immenses ressources minières, de matières rares et de métaux précieux (pétrole, gaz, cuivre, or, diamant, coltan, uranium, etc) mais la quasi totalité de leurs populations vivent toujours dans une misère noire, et ce, malgré les fortes croissances économiques enregistrées depuis près de dix ans.

En outre, bon nombre de dirigeants africains vivent dans indécente opulence grâce à une vorace prédation des fonds publics et des revenus miniers. Même si les mains visibles ou invisibles des grandes puissances y sont pour quelque chose, j'ai toujours estimé que la faute première et principale incombe largement à des pratiques « afro-africaines » aujourd'hui clairement identifiées. 

samedi 8 octobre 2011

Infographie : cocaïne en stock

Les rives américaines et européennes de l'Atlantique partagent quasiment la même addiction pour la cocaïne. En 2009, ce marché était estimé à 37 milliards de dollars aux Etats-Unis et à 33 milliards de dollars en Europe.

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Le prix d'un gramme de coke (en dollars/euros) varie selon les pays : Etats-Unis – 120 $ / 90 €, Royaume-Uni – 62 $ / 46€, France – 83 $ / 62 €, Allemagne – 87 € / 65 €, Norvège – 128 $ / 95 €. Globalement, les tarifs les plus élevés sont pratiqués en Scandinavie et les plus bas au Portugal, au Royaume-Uni, en Belgique et aux Pays-Bas

Aujourd'hui, 60% des plus ou moins accros à la « White Lady » sont Américains. D'où ma question directe et spontanée : c'est quoi leur problème aux US ?


vendredi 7 octobre 2011

Adopterez-vous le petit Robokind ?

Développé et commercialisé par Hanson Robotics pour 14 750 dollars, Robokind est un petit robot au visage expressif. Se veut-il comme un concurrent de Nao, le merveilleux petit robot made in France au visage (malheureusement) inerte ?

En réalité, Robokind et Nao sont des robots humanoïdes essentiellement destinés à la recherche en robotique (haptique, interaction sociale, jeux, etc) ou aux geek fortement « robotomisés ». Vous les programmez, vous les étudiez et vous les adorez ou détestez. Par ailleurs, ces maladroits androïdes ne sont pas un aboutissement mais une étape parmi tant d'autres vers des versions/émules nettement plus sophistiquées... qui entreront un jour ou l'autre dans votre domicile.

Plutôt versée dans la recherche en interaction sociale avec des « androïdes expressifs », la start-up Hanson Robotics a également conçu Einstein, Alice et Geo.

Pour ma part, Robokind a quelques faux airs de Chucky, la fameuse poupée possédée par l'esprit d'un tueur en série...


jeudi 6 octobre 2011

Goodbye Steve Jobs (1955-2011)

Je n'oublierais jamais mon premier cours d'infographie : découvrir Photoshop/Illustrator sur iMac fut un véritable bonheur. J'en oubliai carrément ce professeur neurasthénique dans mon dos...

Le designer multimédia que je suis doit beaucoup à tes merveilleuses machines... et te dis un grand merci. Nul doute que maints designers, infographistes, vidéographistes et mobinautes font de même.


Aujourd'hui, industries technologiques, hommes politiques et mobinautes de par le monde te rendent un vibrant hommage car tu fus un innovateur brillant et visionnaire qui révolutionna bien plus que les industries de l'informatique et de la téléphonie. Rest in peace, Man !

PS : Patiente un peu avant de proposer un iPhone à Graham Bell ou à un Ipad à Henry Ford...


mercredi 5 octobre 2011

Vladimir II de Russie

En apprenant que Vladimir Poutine briguera une troisième mandat et certainement un quatrième comme président de la Russie au printemps 2012, je ne pus m'empêcher de rire aux éclats tant ce scénario était prévisible. Pour couronner le tout, « Vladimir II de Russie » refourguera le siège de premier ministre à l'actuel dirigeant Dmitri Medvedev (autrefois premier ministre de son ex et futur président), mâle dominé de ce tandem hautement inspiré par quelque dictature bananière.


Des garçons comme Poutine et Medvedev ont su - à l'instar de leurs camarades du Parti Communiste Chinois, se convertir rapidement au capitalisme après l'avoir purgé de sa dimension libérale. Viva la Revolución ?

Ne leur parlez surtout pas de ces fluides corporels appelés liberté d'expression et éthique, très peu compatibles avec leurs organismes (post-)soviétiques !

« C’était prévisible, dites-vous ? Faudrait-il donc s’habituer à tolérer l’intolérable, au prétexte qu’il était « prévisible » ? [...] Partout, la démission des esprits devient l’unique réponse aux angoisses que génère un monde sans boussole, où chaque individu, chaque communauté, chaque nation invente ses règles privatives, au mépris des conduites universelles. C’est sur ce terreau, à chaque instant plus fertile, que prospèrent toutes les extravagances, les horreurs contemporaines et les hypothèques sur les proches avenirs… Un tel désordre du monde est capable d’enfanter tous les monstres. C’est dans ce chaos de l’esprit que retentit le rire sourd d’un Poutine qui vient d’opérer ce coup d’État d’un genre nouveau… Ce scénario politique proprement hallucinant se déroule en Russie, impunément… La dernière blague russe, en somme. [...]

Question : comment faire émerger une nation moderne, avec les lunettes d’un passé achevé, périmé et évaporé ? Le chaos russe s’alimente d’une nostalgie faisandée…[...]

Et si Poutine n’était, in fine, que le liquidateur de ce qui reste de « l’influence » de cette Russie obsédée par la « revanche » postsoviétique ? Après la fin de l’empire soviétique, voici venu le temps de la grande braderie des bijoux de famille. Bientôt, il ne gouvernera plus que les lambeaux de l’empire… […]

Face à cet État voyou, l’embarras des puissances occidentales, contraintes de ménager les illusions d’un « géant » aussi imprévisible que patibulaire. Poutine n’est pas que dangereux. Il est génétiquement insensible au réel. Un dirigeant autiste, modelant son environnement selon un plan personnel. » (Francis Laloupo)

Tout porte à croire que la Russie mangera du Poutine jusqu'en 2024... et pourquoi pas du « Dmitri II » - si ce dernier garde la forme - à la fin du second règne de Vladimir II ? En Russie, tout devient possible. Les deux empereurs conserveront-ils quelque lucidité politique/stratégique après tant d'usure par le pouvoir (quasi absolu) ?

« Une fois de plus, l'élite politique russe a misé sur Poutine, persuadée que la présence de cet homme à la barre apporte la stabilité et garantit à la bureaucratie dirigeante des lendemains tranquilles. Mais les 25 années que Poutine a calculé de s'accorder représentent un délai bien trop long. Quand on considère le monde tel qu'il était il y a 25 ans, on s'aperçoit qu'il ne connaissait ni les téléphones portables, ni Internet. La Chine, récemment devenue le premier pays exportateur de la planète, avait alors une économie plus modeste que celle des Pays-Bas. Les Emirats, qui abritent désormais la plus haute tour jamais construite et le plus grand des aéroports, étaient de simples producteurs de pétrole. Et l'Union soviétique semblait indestructible. Les processus à l'oeuvre dans le monde contemporain sont beaucoup plus rapides que l'évolution des consciences de nos hommes politiques. Notre Titanic va entrer en collision avec son iceberg pendant le quart du même capitaine qui a lancé la traversée, et ce sera une rude leçon. On ne peut donc que se féliciter de la décision [de la candidature de Poutine à la présidence] annoncée samedi au congrès de Russie Unie. » (Courrier International)

Nul doute que les dirigeants des républiques du Caucase et des pays Baltes ont très peu apprécié ce mauvais vent venant (une fois de plus !) de Russie. Au fait, qu'en pense l'inacessible et mystérieuse opinion russe ?

Rigolons encore un bon coup en survolant l'interview de Vladimir Poutine par l'ex-mannequin Naomi Campbell, la belle aux diamants bruts qui coule sa retraite dorée en Russie. Quelle époque épique !


lundi 3 octobre 2011

L'idéologie du choix inhibe la société

La liberté de choix (parmi tant d'offres de biens & services, de carrières, de vies personnelles/relationnelles), pierre angulaire du capitalisme, ne mène guère à plus de bonheur mais à plus d'anxiété et à plus d'indécision. Telle est l'analyse de la philosophe et juriste Renata Salecl de l'Université de Ljubljana (Slovénie).

Selon l'auteure de Choice - qui ne manque guère d'humour, l'idéologie du choix, la tyrannie du self-made men et la dictature des apparences engourdissent la société et poussent les individus à perpétuellement s'autocritiquer plutôt que s'organiser pour remettre en cause « le système ». Apparemment, les pays d'Europe centrale/orientale ont également plongé dans ces profondes incertitudes après la chute du communisme.



Par bien des aspects, Salecl rejoint son homologue américain Barry Schwartz qui explique à quel point la quête vaine et incessante de perfection aboutit à une paralysie du choix dans les sociétés occidentales. Au final, le capitalisme aurait engendré un paradoxe du choix et une subjectivité de l'indécision qui, en plus de le ruiner, inhibent toute volonté de changement social (les théoriciens du complot apprécieront). Même les plus démunis préfèrent ne rien choisir/décider par peur de perdre le peu dont ils disposent.

Bienvenue dans l'état généralisé d'indécision permanente !


samedi 1 octobre 2011

Infographie : les cartels mexicains de la drogue

Outre-Atlantique, la guerre des cartels de la drogue (entre eux et contre le gouvernement) au Mexique n'est qu'un imbroglio mystérieux et complexe. Honte à moi : j'ai découvert le fameux cartel de Juarez... grâce à un jeu vidéo ! Il en va tout autrement pour bon nombre de familles mexicaines.

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Nul doute que des observateurs attentifs de la scène « narco » mexicaine émettront des objections sur cette infographie. Leurs commentaires sont vivement attendus sur ce blog.