jeudi 4 octobre 2012

Menaces persistantes pour cibles molles

Selon Stratfor, les tactiques et les choix de cibles effectuées par les organisations terroristes (très au fait des vulnérabilités et des mesures de sécurité) correspondent à un cycle ou à un modèle opérationnel méritant plus d'attention.


Ainsi, les ambassades, les vols commerciaux, les événements sportifs, les grands hôtels/restaurants, les lieux à forte fréquentation commerciale ou touristique, les bâtiments administratifs, les transports en commun et les écoles constituent des cibles de prédilection. Depuis la tuerie provoquée par un tireur solitaire lors d'une première de Batman à Aurora (Colorado, Etats-Unis), les cinémas constituent également des « cibles molles ». 


Je trouve étonnant que Stratfor ait omis les hôpitaux, les discothèques... et des  « événements technologiques » comme la sortie d'un iPhone caractérisée par de longues files d'attentes dans/près de très nombreuses grandes ou petites surfaces commerciales de par le monde.

Dans The Quixotic Quest For Invulnerability (PDF), le professeur de science politique John Muller (université de l’Ohio) définit cinq points cruciaux en matière de protection anti-terroriste:

1. Le nombre de cibles potentielles d’une opération terroriste est quasiment infini.
2. Au cas où une cible potentielle serait fortement protégée, le coût de changement de cible est négligeable pour l’action terroriste.
3. Même hors-service ou complètement interdite d'accès, une cible potentielle demeure vulnérable.
4. Toute politique ferme et volontariste de protection anti-terroriste doit être comparée à une politique de « protection zéro », la reconstruction d’un site détruit et la compensation des victimes et de leurs familles étant très souvent la meilleure solution.
5. Toute politique ferme et volontariste de protection anti-terroriste comporte de colossaux coûts directs et indirects: réduction des libertés, règne de la peur, impacts économiques, sociaux, politiques, etc.


Aucun commentaire: