lundi 29 octobre 2012

« Mr le Président, nous avons trouvé Ben Laden. »

Dans un article aussi long qu'accrocheur, Vanity Fair décrit comment la Maison Blanche, la CIA et les US Navy SEALS concoctèrent le raid qui mena à l'élimination du leader d'Al-Qaïda.


A l'automne 2010, deux analystes seniors de la CIA - travaillant sur le cas Oussama Ben Laden depuis plus de 5 ans - furent introduits dans le Bureau Ovale et montrèrent au président Barack Obama des cartes et des photos de la banlieue résidentielle d'Abbotabad. Dans une multitude de pavillons, figurait un compound cerné de hauts murs barbelés et dépourvu de ligne téléphonique et de connexion Internet. Ses occupants brûlaient leurs ordures plutôt que les remettre à la voirie, quittaient la villa pour passer des coups de fils et les enfants présents ne se rendaient point à l'école.

La CIA n'avait jamais été aussi sûre de son coup depuis Tora Bora mais le président resta sur sa réserve et encouragea l'agence à pousser les feux dans son investigation.

Tous les moyens furent bons pour identifier plus précisément les occupants de ce mystérieux compound: agents sur le terrain, filatures, drones, images satellitaires, location d'un pavillon à Abbotabad, etc. En quelques mois, ils conclurent que le nombre de femmes et d'enfants occupant cette résidence correspondait exactement à celui de la famille proche de Ben Laden. Parallèlement, une photo aérienne prise par un drone permit d'identifier un très proche du leader d'Al-Qaïda faisant les cent pas dans le jardin.

Barack Obama ordonna à Leon Panetta, directeur de la CIA à l'époque et aujourd'hui SecDef, de préparer un plan d'action. L'agence aurait aisément pu recourir à une Delta Force mais préféra s'en tenir aux services des US Navy SEALS.

L'option d'un bombardement aérien de précision fut envisagée mais il aurait fallu cibler le compound avec plus de 20 tonnes de bombes pour le détruire complètement et éliminer instantanément tous ses occupants... en provoquant d'inévitables pertes et dégâts collatéraux pour le voisinage. L'option d'un raid héliporté fut donc retenue mais l'Amiral Bill Mc Raven (US Navy SEALS) fit part des risques tant réels que probables d'une telle opération dans une zone urbaine en plein territoire pakistanais...

Lire l'intégralité dans Vanity Fair: The Hunt For Geronimo. Article connexe: L'armement des Navy SEALS

1 commentaire:

comment maigrir a dit…

superbe machination. Ce qui est triste c'est qu'on en reparlera dans 50 ans comme de la machination de Pearl Harbour mais qu'à ce moment là plus personne n'en aura rien à foutrez (alors qu'aujourd'hui comme à l'époque on crierait au complotisme)