samedi 29 décembre 2012

Mon best of 2012: musique, cinéma et télévision

Pop-rock, folk, hip-hop, RnB, science-fiction, romantique, thriller, séries TV, etc... Découvrez mes favoris de l'année 2012 entre la salle obscure, l'écran plat et le baladeur MP3.



Musique : top 10


1/ Chromatics - Kill For Love. Il s'agit moins d'un chef d'oeuvre que d'un long voyage electropop-rock bercé par la voix androgyne, sensuelle et quelque peu désabusée de Ruth Radelet. Le titre A matter of time me tue...



2/ Kendrick Lamar - Good Kid mAAd City. Grâce à son hip-hop à la fois lourd et raffiné, ce natif de Compton (une municipalité californienne qui brille par son taux de criminalité stratosphérique depuis plusieurs décennies) nous apprend comment son entourage familial l'a préservé de l'influence des gangs.


3/ Frankie Rose – Interstellar. Mélangez une noix de Kate Bush, une pincée de Cocteau Twins, une cuillerée de New Order avec un zeste The Smiths et faites tourner pendant quelques minutes dans votre micromachine à remonter le temps, thermostat: années 80. Vous obtiendrez une synthpop ample, harmonieuse et joviale.


4/ Jessie Ware – Devotion.. La chanteuse british a remarquablement fusionné les codes RnB de Rihanna, de Beyonce et de Jhene Aiko avec l'esprit de Whitney Houston, le tout nappé d'instrumentations dubstep. Il y a de l'élégance et de la puissance dans cet album qui s'écoute sans discontinuer. Sa Majesté a probablement trouvé une remplaçante à feu Amy Winehouse et déniché une future diva de la soul...


5/ Beth Orton - Sugaring Season. Je suis amoureux de cette longiline anglaise depuis ses débuts folktroniques avec Trailer Park à la fin des années 90. Sa voix chaude aux flux tendus emporte ce jazz-blues Blanc acoustique vers une réconfortante béatitude.


6/ David Holmes – Haywire. La bande-son du film de Steven Soderbergh (Piégée en français) est une crème jazz sur un coulis de fruits blaxploitation. À déguster sans modération.


7/ Bobby Womack - The Bravest Man In The Universe. Personne n'a oublié le très classique Upon the 110th Street qui ouvrit le tarantinesque Jackie Brown (en tailleur bleu sur un tapis roulant d'aéroport). Remise en selle deux ans plus tôt par Damon Albarn/Gorillaz dans l'album Plastic Beach, la légende vivante porte brillamment sa majestueuse voix éraillée et sa soul planante vers des sonorités électronisantes... avec le concours de Lana Del Rey et de Fatou Diawara.


8/ Sharon Van Etten – Tramp. Si Erika Wennestrom (The Heartless Bastards) et Florence Welch (Florence and The Machine) avaient formé un couple, elles auraient médicalement procrée de cette artiste qui a tout pour plaire: une voix limpide et profonde et un son très indie folk qui brille tant par son punch que par sa charge émotionnelle.


9/ Lana Del Rey – Born To Die. De nombreuses critiques ont injustement tiré à boulets rouges sur ce fracassant succès commercial. En moins de douze mois, cette artiste new-yorkaise est devenue une figure marquante de la scène pop-rock. En effet, ses sonorités très modernes et très urbaines feraient aisément décoller un chasseur d'un porte-avions. Agrémenté de huit titres supplémentaires, la Paradise Edition de cet album vaut largement la post-combustion.


10/ Nas – Life Is Good. 40 ans et 10 albums au compteur. Il n'a plus rien à prouver. J'aurais intitulé cet album Hip-Hop Origins car il nous ramène aux années 90 avec quelques échantillons soul années 1970-1980 savamment injectées ici et là. Large Professor, Mary J.Blige, Rick Ross et... Amy Winehouse... sont également de la partie.

Cinéma : top 10


1/ Looper. Le monumental Bruce Willis et l'étoile montante Joseph Gordon-Levitt nous plongent dans ce thriller mafieux à remonter le temps. Un film culte dans la trempe d'Inception et de Minority Report.


2/ The Deep Blue Sea. Dans l'Angleterre conservatrice de l'après-guerre, Rachel Weisz – beauté tragique dotée d'un talent sans pareil, incarne une femme forte et fragile ravagée par sa passion amoureuse pour l'élégant et fougueux Tom « Loki » Hiddleston.


3/ Argo. Après son superbe The Town, le « réalisacteur » Ben Affleck m'en bouche encore un coin avec ce thriller politique rondement mené au nez et à la barbe de l'ayatollah Khomeiny pendant la révolution islamique en Iran.


4/ The Hunger Games. Dans une post-Amérique dystopique, Jennifer Lawrence doit survivre à ce jeu de télé-réalité aussi cynique que sanglant (mais visuellement plus correct que Battle Royale, son matériau nippon d'origine), et révèle une fois de plus son immense talent après le fascinant Winter's Bone. Puisse le sort vous être favorable !


5/ Moonrise Kingdom. Je ne sais guère s'il s'agit d'une comédie colorée, d'un film catastrophe, d'un drame romantique ou d'un délire nostalgique. Mais je suis sûr d'une chose: Wes Anderson est taré ! Mention très bien pour la vidéographie et le côté touchant et mignon de l'intrigue.


6/ Skyfall. Ce délicieux James Bond noir frôle efficacement l'esprit « batmanesque » de Christopher Nolan sans jamais le toucher. À mes yeux, Daniel Craig est le meilleur 007 depuis Sean Connery. J'apprécie particulièrement le reboot de M, de Moneypenny et de Q.


7/ Batman – The Dark Night Rises. Sombre. Tendu. Percutant. Profond. Que dire face aux prestations de Christian Bale, d'Anna Hathaway, de Tom Hardy et de Gary Oldman ?



Ex aequo: The Avengers, véritable jouissance pour les aficionados de Marvel Comics. Tom « Loki » Hiddleston et Samuel L. « Fury » Jackson m'ont appris que « l'insecte n'est pas l'ennemi de la botte ».


8/ Cosmopolis. Dans cette brillante et effrayante allégorie d'un capitalisme agonisant, David Cronenberg démontre par € + $ que Robert Pattinson est bien plus qu'un vampire de luxe.


9/ Piégée (Haywire). Entre film d'espionnage et film de combat (quasi réaliste), le casting cinq étoiles de ce cru Steven Soderbergh n'est qu'un subtil prétexte pour dérouler le tapis rouge à la belle et athlétique Gina Carano, véritable championne en arts martiaux. Michelle Rodriguez n'a qu'a bien se tenir...


10/ Battleship. Ce spectaculaire Transformers en haute mer reprend de nombreux codes de la science-fiction afin de finement tourner le genre en dérision. Y a du Mars Attack dans l'air. Pourquoi tant de haine envers Rihanna qui fut une badass plutôt convaincante a fortiori pour un premier rôle au cinéma ?

Séries TV : podium


1/ Game of Thrones – saison 2. Sur un continent perpétuellement régi par des complots et des batailles, la vie ne tient qu'au fil de l'épée. Anyone can be killed


2/ Homeland – saison 2. Malgré de nombreuses incohérences et invraisemblances, la course-poursuite passionnelle entre l'analyste de la CIA (Claire Danes) et le Marines terroriste (Damian Lewis) m'ont tenu en haleine.


3/ The Walking Dead – saison 3.1. La mise en scène a considérablement gagné en noirceur et suspense et les personnages en profondeur. Les interprétations de Dana Gurira (la terrible Michonne) et de David Morrissey (le sadique Gouverneur) ont offert leurs lettres de noblesse à ce zombie survival. Au fait, pourquoi l'espérance de survie des hommes Noirs est-elle si courte dans cette série ?

J'aurais aimé qu'un film d'auteur, un film gore, un album de musique électronique, africaine ou pop (indé) francophone figure dans mon classement. Ai-je raté quelque chose ?

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