samedi 16 février 2013

Un régal nommé Indochine - Black City Parade

Entre post-rock énergique et electropop sombre, Indochine dévoile habilement « l'ère du temps » dans une ambiance urbaine passablement chaotique.


L'icône trentenaire de la « pop-rock.fr » qui berça mes années 80 n'a guère perdu ses dents et nous offre un trip sociopolitique : récession, inégalités sociales, homophobie, printemps érable du Québec, Irlande du nord, etc.



Loin de plonger dans une noirceur mélancolique – air du temps oblige, le chanteur et guitariste Nicolas Sirkis (la cinquantaine sonnante et adolescente) considère que Black City Parade est « l'album le plus optimiste, le plus lumineux d'Indochine, même s'il s'appelle 'La parade de la ville noire'. Il n'y a pas plus injuste qu'une ville, les riches sont confrontés aux pauvres. Ça peut susciter de l'égoïsme, mais c'est aussi peut-être de là que viendra la solution. »


Enregistré à Tokyo, Bruxelles, Berlin, New York et Paris, Black City Parade est un produit à la fois très made in Indochine et joliment novateur. Les arrangements font la part belle à la voix de Sirkis et aux instrumentations légèrement influencées par le vétéran Robert Smith et par les cadets Coldplay et Muse.

Last but not least : la presse généraliste et musicale a unanimement adoubé cette douzième mouture d'Indochine. Les aficionados comme les néophytes ne seront certainement pas déçus par cette République augmentée des Meteors...

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