mercredi 15 mai 2013

Le meuble pop-corn tuera-t-il Ikea ?

Après quelques emplettes dans un centre commercial, vous rentrez à la maison et pressez le pas vers votre salon. Vous connectez une étrange pâte blanche à une prise électrique murale et dix minutes plus tard, vous obtenez un petit sofa qui ne manque guère de style.


Inspiré par la technologie satellitaire de déploiement des antennes et des panneaux solaires, le designer Carl de Smet a « injecté » des polymères à mémoire de forme dans du plastique bon marché afin d'obtenir un produit mobilier qui ne fait qu'un avec son conditionnement (emballage ou packaging pour les nuls). Un régal sur le plan logistique, technique et psychologique car vous n'aurez plus besoin de louer une camionnette, de transpirer dans l'escalier ou dans l'ascenseur... et encore moins d'encaisser sans broncher les remarques de votre débrouillard(e) mais encombrant(e) ex-petit(e) ami(e) lors de l'inéluctable et ignoble séance de montage.


Du fait de leur ergonomie variable, les meubles à mémoire de forme peuvent être livrés en quelques jours par UPS/Fedex/DHL, contrairement aux meubles traditionnels transportés sur plusieurs mois par bateau. Ce concept novateur serait également une aubaine pour les petits studios de design mobilier souhaitant acquérir du buzz et quelques niches à l'international.


Toutefois, ce procédé gagnerait à être amélioré car le processus d'auto-assemblage (inflation + solidification + formation) ne s'effectue qu'à 70 degrés Celsius : une température plutôt élevée pour un usage domestique (cuisinière, micro-ondes et fer à repasser exceptés). En outre, les polymères sont un matériau plutôt onéreux et font grimper les prix de ces « meubles pop-corn ». Compte tenu des niveaux de tolérance structurelle, des normes de fabrication et de sûreté, De Smet admet qu'il n'est guère question de fabriquer une table de salle à manger... en attendant que ses recherches et expérimentations aboutissent.


1 commentaire:

Corto Maltese a dit…

ça doit coûter bien chère non ?