samedi 29 novembre 2014

Coup de coeur : le drone-ambulance (vidéo)

Pour fournir les premiers soins, le drone-ambulance a l'immense mérite de son ergonomie et de sa rapidité comparativement à l'ambulance classique.


Conçu par Alec Momont, étudiant de 23 ans à l'Université Technique de Delft, ce petit deus ex machina peut couvrir un périmètre de 12 km carrés à la vitesse de 100 km/h, transporter une charge de 4 kg (trousse médicale, défibrillateur), géolocaliser et atteindre la provenance de l'appel d'urgence. Pour couronner le tout, un assistant médical 100% humain peut livrer des instructions en ligne aux individus proches de la victime grâce au microphone et à la camera embarqués de l'appareil. 

jeudi 27 novembre 2014

SHORE, le détecteur d'émotions pour Google Glass (vidéo)

Les petits génies du Fraunhofer Institute of Germany ont crée une application de détection d'émotions en temps réel pour Google Glass... qui peut également déterminer le genre et l'âge d'une ou de plusieurs personnes observées de près.


Ce glassware est une dérivation de l'outil SHORE (Sophisticated High-speed Object Recognition Engine), initialement conçu par les ingénieurs et les développeurs du fameux institut comme un système de détection d'objets – basé sur une librairie C++ remarquablement optimisée et téléchargée en temps réel depuis le cloud - pour PC et tablettes, puis progressivement étendu à la détection et à l'analyse faciales. Ses taux de réussite dans la capture d'un visage et dans la détermination du genre (à une fréquence de 10 images/seconde) de plusieurs personnes observées de près à travers Google Glass sont respectivement de 91,5% et 94,3%. Les expressions faciales étant un phénomène hautement socioculturel, il serait intéressant de savoir si SHORE se révèle aussi efficace au Botswana, au Tibet et au Pérou...

mercredi 19 novembre 2014

Pierre Conesa : l'art de la non-décision ou l'illusion de l'action (vidéo)

Enseignant à Sciences Po, Pierre Conesa est l'auteur de “Surtout ne rien décider. Manuel de survie en milieu politique”, ouvrage qu'il résume comme suit : "l'art de la non-décision consiste à agir avec méthode et savoir-faire, assurance et détermination afin de laisser les inévitables réformes aussi intactes que possible à ses successeurs."


Lors de sa succulente conférence à l'ANAJ-IHEDN (1h20mn), il énonce quelques principes de la vie politique : 1/ Le long terme en politique est la prochaine échéance électorale. 2/ En politique, se méfier de ses amis plutôt que de ses ennemis. 3/ Le réformateur est un zébulon inmaîtrisable et dangereux qu'il faut tuer (politiquement). 4/ La réforme crée des inimitiés durables alors que la subvention ne tâche personne et crée des amitiés : toujours penser à la subvention. 5/ Un homme politique d'avenir est un homme qui promet. 6/ Un homme politique n'est mort que s'il est biologiquement décédé. 7/ Tout homme politique accusé de corruption est présumé innocent jusqu'à ce qu'il soit réelu.


dimanche 16 novembre 2014

Hollie Cook, chimiste de la soul et du dub

Si Martina Topley-Bird et le fantôme d'Amy Winehouse s'étaient mises à la procréation vocalement assistée après une nuit romantique dans les bras de Burning Spear - sous l'oeil vitreux de Zenzile, elles auraient sûrement donné naissance à Hollie Cook.
Cette londonienne de 28 ans a un pedigree à faire bander Philippe Manoeuvre : son père, Paul Cook, fut le batteur des légendaires Sex Pistols; sa mère Jennie Mathias fut choriste de Culture Club et est chanteuse de The Belle Stars - pôle position féminine du punk-rock flirtant brillamment avec le reggae/ska et les musiques afro; et son parrain se nomme Boy George. Ca commence mal. Très mal.
En 2006, elle lâcha ses obscures études artistiques et, cédant à ses pulsions ataviques, rejoignit le quartet punk The Slits où elle fit les choeurs et les claviers dans leur album Revenge of the Killer Slits. Lors de sa brève collaboration avec Brown, figure de proue des cultissimes The Stone Roses (qui marquèrent la pop-rock avec un album éponyme et mirent les radios british à genoux avec l'inoubliable Fools Gold dans les années 90), elle apprit ce qu'il faut savoir en matières de composition et d'arrangements et créa son label Mr Bongo, estampillé tropical pop.

mercredi 5 novembre 2014

Big Bang Disruption ou le cauchemar de l'innovation dévastatrice

Selon Larry Downes et Paul Nunes, l'innovation combinatoire fait désormais jeu égal avec la recherche & développement, et donne naissance à une économie plus créative dans laquelle de myriades de geek, de makers et de start-up font et défont des industries entières en quelques semaines, puis subissent et accélèrent de facto le rythme des disruptions dévastatrices. Comment survivre dans un environnement aussi "schumpeterien" ?


Les innovations dévastatrices doivent énormément aux licences ouvertes (open source, logiciels libres, Creative Commons, etc), aux composants sur étagère, aux kits de développement hardware/software, aux services cloud, aux applications mobiles, aux médias / réseaux sociaux, aux plate-formes collaboratives et aux financements participatifs (crowdfunding) qui irriguent et transforment irrémédiablement les processus de développement, de conception et de fabrication. Ces multiples facteurs de production déroulent le tapis rouge à l'information et à la communication (économie, technologie, qualité, popularité, etc) en temps réel, aux innovations ouvertes et/ou combinatoires (qui font désormais jeu égal avec la R&D interne et propriétaire) et abaissent considérablement les coûts d'entrée dans plusieurs industries. Dès lors, des start-up pourvues d'un minimum d'expérience et de capital initial peuvent rapidement mettre à mal des firmes établies - exerçant dans diverses activités proches ou lointaines - avant de subir à leur tour l'émergence d'autres game-changers.

Downes & Nunes ont décomposé le processus d'innovation dévastatrice en 4 phases : la singularité, le big bang, le big crunch et l'entropie. […] Les pionniers, les innovateurs, la majorité précoce, la majorité tardive et les réfractaires relèvent désormais de l'histoire. À l'ère de l'innovation dévastatrice à très grande vitesse, il n'y a plus que les utilisateurs à l'essai (trial users) et la majorité restante. […] Les écoles d'ingénieurs, de commerce / gestion, les facultés d'économie, les chambres de métiers et les gourous du management devront tôt ou tard réviser leurs paradigmes... avant que les MOOCS – autre disruption ! - s'y mettent ?