lundi 16 novembre 2015

De la main invisible au cercle vicieux du terrorisme

Peu après les attaques terroristes qui ont ensanglanté Paris (plus de 120 morts et des centaines de blessés) dans la nuit du vendredi 13 novembre 2015... et les frappes consécutives de l'aviation française contre des positions de l'Etat Islamique en Syrie...


... Il convient de reécouter l'ex-ministre des affaires étrangères Dominique de Villepin, qui a su dire non à la guerre américaine en Irak en 2003. Dans cette diffusion de l'émission Ce Soir Ou Jamais (France2) datant de septembre 2014, son analyse sur la guerre contre le terrorisme vaut toujours son poids son or.



Dans son post Rambo & James Bond taught us about Afghanistan’s mujahideen, le vétéran de la blogosphère stratégique Fabius Maximus rappelle quelques évidences trop souvent oubliées :

« Afghanistan : Un régime communiste mais laïque renversé avec l'aide américaine, remplacé par des fondamentalistes islamiques - et la guerre civile sans fin (qui une fois stabilisée, recommença lors de notre invasion). Irak : un régime tyrannique mais laïque envahi et détruit par les Etats-Unis, remplacé par des fondamentaux islamiques et la guerre civile. Libye : un régime tyrannique mais laïque renversé avec l'aide américaine, remplacé par des fondamentaux islamiques et la guerre civile. Syrie : un régime tyrannique mais laïque attaqué par des rebelles qui reçoivent ou recevront l'aide américaine.

La conclusion est claire : si vous est une femme dans un pays musulman et que les Etats-Unis viennent en aide, fuyez immédiatement. Les futurs historiens aboutiront à une autre conclusion : la politique américaine en cette ère est plutôt folle. Cependant, même les meilleurs futurs historiens ne pourraient jamais résoudre ce puzzle : pourquoi la plus riche et la plus puissante des nations sur Terre, avec la population ayant instantanément accès au savoir accumulé de l'humanité, fait preuve d'autant d'ignorance sur des enjeux d'une telle importance. »

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Merci pour ce rappel. On a besoin de garder du recul ces temps-ci et votre analyse y contribue.