mercredi 21 décembre 2016

Best of Electrosphere 2016 / Happy New Year 2017 !

Dans quelques semaines, je serai de retour entre le webzine EchoRadar et mes pages Facebook / Twitter / Google+ régulièrement mises à jour et synchronisées… et qui ont peu à peu cannibalisé ce blog, outre les impératifs personnels et professionnels. 


En attendant 2017, voici mon best of et mes favoris (livres, cinéma, séries TV, musique) de l'année 2016. Je souhaite un Joyeux Noël et une Heureuse Année à tous mes lecteurs / abonnés.


mercredi 23 novembre 2016

Le super-destroyer Zumwalt ne tirera pas sa munition à 800 000 dollars

Conçus dans les années 1990 et mis en service dans les années 2010, les destroyers de classe Zumwalt relèvent d'une technologie de rupture garantissant aux Etats-Unis une avance militech en mer sur la Russie et la Chine.


Fort d'une silhouette sans aspérité « à la Star Wars », d'une signature radar équivalente à celle d'un bateau de pêche, de deux moteurs électriques à induction de 79 mégawatts (permettant de dépasser 30 nœuds soit 56 km/h), de systèmes de bord automatisés et intelligents (supervisés par des serveurs IBM sous Linux capables de résister aux chocs, vibrations et impulsions électromagnétiques) et d'un équipage de 130 marins, le Zumwalt est un imposant bâtiment de 186 mètres de long, de 25 mètres de large et d'une masse de 15 000 tonnes.

mardi 15 novembre 2016

Autour du président Trump, cet effet Brexit aux normes américaines

Après « Autour du Brexit, cet effet Trump aux normes européennes », jettons un oeil sur la victoire électorale de Donald Trump et la défaite de Hillary Clinton dans la course à la Maison Blanche.


Les médias ont éludé le pays réel et les instituts de sondage sont littéralement aveugles sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram, Google+, etc). Entre ces deux terra incognita, journalistes et prévisionnistes ont pris leurs désirs pour des réalités – ou leurs vessies pour des lanternes, garantissant une victoire quasi certaine et écrasante de Hillary Clinton jusqu'au soir du 8 novembre (194 médias américains sur 200 avaient soutenu Hillary Clinton). L'éventuelle autocensure politiquement correcte des sondés ouvertement ou potentiellement pro-Trump aurait-elle induit les instituts de sondage en erreur ? Les sondages par appels téléphoniques sur des lignes fixes ont-ils encore un sens à l'ère des smartphones, des tablettes et des apps Android/iPhone ?

mardi 8 novembre 2016

Emmanuel Todd : « L'Amérique de Trump » (audio)

De retour d'un voyage de plusieurs mois aux Etats-Unis et au Japon, le démographe et historien Emmanuel Todd s'entretient pendant 30 mn avec France Culture et analyse les profondeurs, contours et complexités de l'Amérique de Donald Trump... à mille lieux des visions simplistes, binaires et manichéennes couramment projetées par les médias et sur les réseaux sociaux.


« Il y a deux enjeux : une Amérique qui aspire à une sorte de recentrage national et démocratique, et à un rôle moindre dans les rapports internationaux  ; et une Amérique du néolibéralisme et de la globalisation qui domine jusque-là […] La source de la montée des inégalités dans le monde occidental vient de cette nouvelle stratification éducative […] Le monde anglo-américain est en train d'accoucher d'un deuxième renversement exigeant plus de régulation, plus d'Etat...et ce, même si Hillary Clinton gagne. Il y a déjà sous Obama un début de recentrage national, de retrait du monde en termes diplomatiques. »


lundi 31 octobre 2016

Nord Stream 2 : l'Allemagne maintient fermement sa connexion au gazier russe Gazprom

L'Allemagne et la Finlande poursuivent la construction du Nord Stream 2 - doublement du gazoduc Nord Stream 1 près des côtes de la Mer Baltique, peu importe la guerre froide 2.0. et la politique européenne / américaine des sanctions contre la Russie.


Selon Europetrole, 148 tuyaux (de 24 tonnes et de 12 mètres de long) sont quotidiennement transportés par train puis assemblés à Mukran, sur la presqu'île de Rügen (Allemagne), et sur le port de Kotka (Finlande) où les travaux de raccordement aux infrastructures du gazier russe Gazprom ont commencé en septembre 2016.

jeudi 27 octobre 2016

Pierre Conesa : « France, terrorisme et diplomatie en carton » (vidéo)

Fort d'une carrière de vingt années au ministère français de la défense, Pierre Conesa est spécialiste en questions géostratégiques, maître de conférences à Sciences Po et à l’ENA et auteur de « La fabrication de l’ennemi : ou comment tuer avec sa conscience pour soi » en 2011, et de « Docteur Saoud et Mister Jihad » en 2016.


Interviewé pendant une heure par Thinkerview, il explique comment l'Arabie Saoudite, grand allié de la France et des Etats-Unis, diffuse l'islam salafiste dans le monde et finance des groupes terroristes... qui prennent ensuite malin plaisir à s'attaquer aux territoires et citoyens français/européens et à semer le chaos dans le monde arabo-musulman. Pourquoi l'occident soutient-il obstinément le régime saoudien à bout de bras ? Humour noir, ironie, vérités dérangeantes et analyse solide au menu.  

lundi 3 octobre 2016

Vive les cyberattaques massives d'objets connectés !

Le 22 septembre 2016 le blog Krebs On Security - du chercheur en cybersécurité Bryan Krebs - fut victime d'une « attaque par déni de service » (DDOS : Distributed Denial Of Service) chiffrée à 620 gigaoctets/seconde, franchissant le record de 300 Go/s. Son hébergeur Akamai s'avoua incapable de protéger le blog d'un tel assaut et expliqua que les contre-mesures nécessaires auraient coûté de 150 000 à 200 000 dollars/an. Heureusement, Google se porta au secours du blogueur démuni avec sa technologie anti-DDOS nommée Project Shield, forte de son immense et résiliente infrastructure numérique. 


Le même jour, l'hébergeur et fournisseur d'accès OVH fut victime d'une attaque du même type estimée à 100-800 Go/s... avec des pics à 1,5 téraoctets/seconde (To/s) ! Les hébergeurs/FAI Psychz Networks et Cogent Communications, le fournisseur de serveurs virtuels privés Choopa et l'éditeur de jeux vidéo Blizzard furent également paralysés par des attaques DDOS de plusieurs centaines de Go/s.


vendredi 23 septembre 2016

Ghost Fleet imagine une guerre Chine vs. Etats-Unis au 21ème siècle

À l'ère de l'humain augmenté, de l'informatique ubiquitaire et de la robotique intelligente, la Chine et les Etats-Unis s'affrontent ouvertement dans l'Océan Pacifique. Les deux belligérants se gardent tacitement de tout recours aux armes nucléaires et manoeuvrent sans retenue sur terre, en mer, dans les airs, dans le cyberespace et dans l'orbite basse. Savamment inspirés par Tom Clancy, les stratégistes Peter W.Singer et August Cole mêlent habilement science-fiction et prospective dans une œuvre au tambour battant.


Peter Warren Singer, auparavant auteur de Wired For War : The Robotic Revolution And Conflict In The 21st Century, est rédacteur au webzine Popular Science et a étroitement contribué à la conception du très populaire jeu vidéo Call of Duty. Augsut Cole, ex-journaliste spécialisé dans l'industrie militaire au Wall Street Journal et membre de l'International Institute For Strategic Studies, dirige et anime la plate-forme Art of Future Warfare. Les deux auteurs ne cachent guère leur admiration pour Tom Clancy et leur préférence pour son roman Tempête Rouge (Red Storm Rising) qui met en scène une guerre froide brutalement réchauffée en Europe et sur l'Océan Atlantique. Ils sont également influencés par les séries télévisées Battlestar Galactica et Game of Thrones, la saga Star Trek et le film Aube Rouge (Red Dawn).

Entre rapport de tendances et storytelling, les premiers chapitres de Ghost Fleet décrivent les réalignements de la scène stratégique du fait d'une conjonction d'incidents liés au terrorisme nucléaire, à la compétition pour les ressources, à la crise financière, aux transformations environnementales et aux innovations technologiques. Ainsi, tout semble indiquer que les multiples facteurs d’une guerre sino-américaine soient aujourd’hui en mouvement : litiges territoriaux en Mer de Chine, guerres froides navales dans la zone Asie-Pacifique, course régionale aux armements...


samedi 30 juillet 2016

Electrosphère sur les réseaux sociaux... et en vacances 

Le blog Electrosphère prend une pause estivale et sera de retour en début septembre. En attendant, n'hésitez pas à suivre le dossier estival « Cygnes noirs et surprises stratégiques » sur EchoRadar...



et à nous joindre sur le Web social afin de profiter de nos mises à jour quotidiennes (technologie, sécurité, géopolitique, etc) :

- Electrosphère sur Twitter (@blog_e_sphere) | Facebook | Google+

- EchoRadar sur Twitter (@echoradar) | Facebook | Google+

dimanche 24 juillet 2016

Daughter – Not To Disappear : noir, énergique et grâcieux

Avec l'album Not To Disappear, Elena Tonra et ses acolytes ont forgé une œuvre post-rock/folk à mi-chemin de Radiohead, de Florence & The Machine, de Coldplay et d'Emiliana Torrini.


Le label britannique 4AD a l'art de dénicher des artistes/groupes qui forcent le respect et l'admiration : Cocteau Twins, Dead Can Dance, This Mortal Coil, Camera Obscura, Bon Iver, Atlas Sound, Grimes, Ariel Pink, Deerhunter, U.S. Girls... et Daughter, composé de la chanteuse anglaise Elena Tonra, du guitariste suisse Igor Hafaeli et du batteur français Remi Aguilella. En 2013, leur première mouture If You Leave avait marqué quelques critiques de la scène indie mais manquait d'un fil conducteur tant sur le plan lyrique qu'instrumental.

vendredi 15 juillet 2016

Après l'attentat de Nice, avec Pierre Conesa (RTS)

Pierre Conesa est spécialiste en questions géostratégiques, maître de conférences à Sciences Po et à l’ENA et auteur de « La fabrication de l’ennemi : ou comment tuer avec sa conscience pour soi » (Editions Robert Laffont, 2011). Il a été interviewé par la Radio Télévision Suisse (RTS) au lendemain de l'attentat de Nice.


C'est un scénario qui pourrait se renouveler demain avec un autre véhicule à un autre endroit [...] n'importe où en France [...] Le terrorisme a toujours un coup d'avance puisqu'il va frapper à l'endroit qu'il sait le moins protégé et qui lui garantira la meilleure couverture médiatique [...] Le terrorisme est toujours une logique du faible au fort. C'est pas une stratégie, c'est une réplique

mercredi 13 juillet 2016

Leisha Evans, l'icône "à la Tian'anmen" de #BlackLivesMatter

Cette sereine sylphide urbaine revêtue de sa longue robe flottante casse complètement les codes d'une furieuse manifestation.


Probablement impressionnés, les policiers anti-émeutes l'ont appréhendée en douceur (pas de plaquage/traction au sol, pas de menottes) et l'ont relâchée le lendemain. Ont-ils fait preuve de modération du fait de la prolifération de reporters à Bâton Rouge depuis quelques jours ?


jeudi 7 juillet 2016

Laurent Henninger : Vers la fluidification du monde (vidéo)

Laurent Henninger est chargé d’études à la Revue Défense Nationale, rédacteur membre du magazine Guerres & Histoire, et co-anime le séminaire de mastère « Guerre et société à l’époque moderne » à l’université Paris I, et un séminaire sur les « Révolutions technico-militaires » à l’EHESS.


Il a récemment développé les notions « d'espaces solides » (la terre) et « d'espaces fluides » (la mer, les airs, le spectre électromagnétique, le cyberespace et l'espace), entre lesquelles existent des degrés/variétés d'états intermédiaires (les zones littorales, les îles). Le contrôle des espaces fluides - notamment via les réseaux - est la condition sina qua non de la puissance, et ce, afin de mieux maîtriser les espaces solides. L'Angleterre de la Reine Elizabeth I et l'Amérique contemporaine figurent parmi les acteurs qui ont su mettre en oeuvre ces facteurs de puissance aux moyens des marines militaires et marchandes d'abord, et des aviations, des banques, des médias, des technologies et des réseaux inhérents ensuite. 

vendredi 1 juillet 2016

En simulation, l'intelligence artificielle ALPHA écrase un colonel instructeur de l'US Air Force

Colonel Gene Lee (US Air Force) : « ALPHA semblait être au courant de mes intentions et réagissait instantanément à mes changements de tactique et à mes déploiements de missiles. Elle savait comment défaire mes moindres tentatives. Elle se déplaçait instantanément entre positions défensives et offensives. C'est l'intelligence artificielle la plus agressive, la plus réactive, la plus dynamique et la plus crédible que j'ai observée à ce jour. »



Psibernetix est une start-up fondée et dirigée par Nick Ernest - diplômé en ingénierie et sciences appliquées de l'université de Cincinnati, appuyée par un panel d'experts en programmation-développement et en aéronautique issus de cette faculté, et bénéficiant d'un financement du Pentagone. Son produit phare nommé ALPHA est un outil de recherche dédié au contrôle d'avions sans pilote et aux opérations « MUM-T » (Manned Unmanned Teaming) associant automates intelligents et pilotes humains en simulation. Tel Mohammed Ali face à un poids plume, ALPHA a toujours surpassé les intelligences artificielles de l'US Air Force Research Lab... nettement plus abouties que votre meilleur jeu vidéo de combat aérien.


lundi 27 juin 2016

Autour du Brexit, cet effet Trump aux normes européennes

Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes.” (Bossuet)


Godzilla.eu. Le modèle économique qui appauvrit les sociétés est étroitement imbriqué avec le modèle politique qui méprise ou contourne les suffrages. Le capitalisme financier et la démocratie libérale ne font plus qu'un... au détriment de la démocratie représentative. 

Ennemis intimes. Le Brexit inaugure-t-il une confrontation permanente entre les peuples européens d'une part, les gouvernements nationaux et les institutions européennes d'autre part ?

Une technocratie hors-sol. L'eurocratie est plus soucieuse d'abstractions écofinancières et normatives de son cru que de l'évolution des économies/sociétés réelles. La connivence idéologique, les collusions d'intérêts et l'histoire partagée avec « les milieux d'affaires » (table ronde des industriels européens, lobbies, desk officers, etc) ne font qu'aggraver cette déconnexion, au point de multiplier des dimensions parallèles entre peuples, gouvernements et institutions européennes.

Tout sera comme avant. Malgré l'onde de choc du Brexit, l'eurocratie se cloître encore plus dans son dogme européiste, veut se débarrasser au plus vite de ce trublion britannique potentiellement contagieux... et répète à satiété son meilleur argument publicitaire : le déluge en solitaire ou le statu quo européen.

samedi 18 juin 2016

HyperReality ou le futur psychédélique de la réalité augmentée

En 2016, la réalité augmentée est une technologie de niche - confinée aux applications démonstratives, expérimentales ou spécialisées - et doit considérablement gagner sur plusieurs fronts (confort, ergonomie, utilité, standards, prix, etc) avant de conquérir le marché de masse. Dans un futur conditionnel, elle est une technologie grand public envahie par l'e-commerce et donc inondée par le marketing et la publicité - à l'image de l'Internet et/ou du Web social aujourd'hui.


Dans le court métrage HyperReality – tourné à Medellin (Colombie), le designer multimédia Keichi Matsuda imagine un environnement qui fusionne réalité virtuelle, technologies portées (wearable), Internet des Objets, robotique, e-commerce et publicité, et submerge complètement la perception sensorielle et la vie quotidienne d'une citadine de demain.

vendredi 10 juin 2016

En couple : le drone traque, l'hélicoptère frappe

En Afghanistan, l'hélicoptère d'attaque Apache supervise le drone tactique Shadow qui identifie, traque et désigne des cibles mouvantes au sol.



Décliné en plusieurs versions, le Shadow RQ-7 est un drone tactique léger destiné à la reconnaissance, à la surveillance et à l’acquisition de cibles. Déployé à l'échelon d'une brigade, il est pourvu d'une autonomie de 7 heures dans un rayon de 125 km, vole à 110 km/h, décolle et atterrit sur de courtes distances et peut être projeté par une catapulte pneumatique montée sur remorque.

Le drone transmet des vidéos, des métadonnées et des coordonnées de cibles en temps réel à l'hélicoptère d'attaque Apache AH-64E qui « supervise » son vol (en pilote automatique) au-dessus d'un théâtre d'opérations et contrôle ses systèmes de vision et de désignation. Ainsi, l'équipage de l'hélicoptère identifie et surveille des cibles au-delà de la portée des capteurs embarqués, bénéficie de surcroît d'une distance significative de sécurité (environ 80 km) et intervient en phase finale à l'abri (ou presque) d'une mauvaise surprise.


mardi 7 juin 2016

Quand les adolescents auront des micro-usines à domicile...

L'impression 3D est déjà un eldorado florissant pour des myriades d'industries, de créateurs et de makers mais ne relève pas d'une application grand public avec ses produits & services matures. Ce procédé obtiendra ses lettres de noblesse quand les imprimantes 3D trôneront aux côtés des nos ordinateurs et de nos imprimantes à jet d'encre/laser et seront associées à nos smartphones/tablettes et à d'autres technologies hard ou soft.


Flash Rewind. Tel un adolescent en pleine croissance, le Web fit sa mue avec les systèmes d'exploitation mobiles, s'extirpa de facto de la lourdeur du PC fixe/portable et se connecta plus aisément au monde réel notamment grâce aux applications mobiles (email, géolocalisation, e-commerce, transport, loisirs et création multimédia, applications collaboratives, etc). Ainsi, l'expansion fulgurante des terminaux mobiles fut un cauchemar pour les fabricants d'appareils photo, de caméscopes numériques, de terminaux GPS, de baladeurs audio/vidéo, de chaînes hi-fi, de calculatrices, de montres-bracelets, de radio-réveils, etc etc etc.

La grande distribution de produits culturels a carrément payé le prix fort de ce tourbillon numérique : la FNAC cherche son nouveau modèle économique et Virgin Megastore a mis la clé sous la porte. Ces deux enseignes craignaient ou militaient contre le téléchargement en peer-to-peer (ou téléchargement illégal) mais n'ont pas su anticiper les fracassants succès du iPhone/iPad (Apple) et du Galaxy/Galaxy Tab (Samsung), souvent présentés dans leurs plus beaux espaces de vente.

samedi 4 juin 2016

Boxeur Ali & Mister Clay volait comme un papillon et piquait comme une abeille

Dévoré par la maladie de Parkinson depuis la fin de sa carrière, The Greatest s'est finalement éteint à 74 ans après avoir déjoué tous les pronostics médicaux. Dans les années 1960-1970, cette très photogénique légende planétaire a incarné l'âge d'or des poids lourds et inspiré plusieurs générations de boxeurs par sa vitesse, son jeu de jambes et ses esquives. Outre sa chorégraphie pour gants et cordes, ce gourou de la punchline métaphorique avait su s'attirer la sympathie du public et était devenue une icône de la lutte des Afro-Américains pour les droits civiques.


Son mythique combat contre George Foreman en 1974 à Kinshasa, au Zaïre (actuelle République Démocratique du Congo) de Mobutu Sésé Séko, imprégné par l'ambiance à la fois électrique et bucolique d'une époque, avait largement dépassé le cadre sportif et reste un souvenir marquant pour certaines générations plus ou moins branchées d'Africains – tels que mon père, mon feu grand-père et divers grand-oncles - qui avaient vécu le match... en l'écoutant à la radio. Ce fut un régal de le découvrir dans les archives sportives, dans plusieurs documentaires TV, ainsi que dans l'excellent film Ali qui doit beaucoup à la remarquable – et peut-être l'unique  – interprétation de Will Smith.

vendredi 3 juin 2016

Des tablettes de réalité augmentée pour la construction navale (vidéo)

Huntington Incalls Industries (HII) est une entreprise de construction navale militaire qui fournit des porte-avions, des sous-marins, des navires amphibies et divers types de bâtiments à l'US Navy, à l'US Marine Corps, à l'US Coast Guard et à divers clients étrangers.


Au salon Sea Air Space (Washington D.C), cette firme a exposé son projet d'utiliser des tablettes de réalité augmentée dans la construction navale. Ainsi, les professionnels de la construction / mécanique navale seront virtuellement dotés d'une vision quasi transparente et sélective des multiples couches réelles de l'architecture d'un bâtiment et pourront donc mieux orienter les techniciens.

mardi 24 mai 2016

Rimes, holorimes, motifs et rythmes hip-hop (vidéo)

Dans Rapping, deconstructed : the best rhymers of all time (Vox), la blogueuse et productrice Estelle Caswell (@estellecaswell) décortique l'évolution de la musicalité des rimes du hip-hop.


De Grandmaster Flash à Kendrick Lamar en passant par Eric B.Rakim, Notorious Big, Mos Def, Andre 3000, Eminem et Kendrick Lamar, les rappeurs ont constamment amélioré la musicalité de leur rimes multi-syllabes et de leurs séquences rythmiques, de surcroît couronnée par une narration efficace.

lundi 16 mai 2016

Un festival hip-hop n'est pas une commémoration militaire... et vice-versa

Au cours de la bataille de Verdun (1916), de nombreuses familles virent leurs pères, fils, oncles, neveux et cousins mobilisés quitter leurs terroirs et ne plus jamais revenir. Ils étaient environ 350 000 côté français et 300 000 côté allemand... tués en l'espace de 11 mois dans une « boucherie » qui traumatisa deux nations héritant alors de myriades de « gueules cassés » et d'esprits brisés à vie.


Pourquoi les organisateurs de la centième commémoration de Verdun ont-ils cru que cet événement relèverait plus ou moins des Victoires de la Musique ou des MTV Awards ? Outre la sulfureuse personnalité de Black M, des popstars françaises, allemandes ou provenant d'autres pays (Johnny Hallyday, Anaïs, Etienne Daho, Nina Hagen, Rihanna, Rolling Stones, Coldplay, etc) auraient-elles été réellement plus appropriées ?

samedi 7 mai 2016

Cameroun : un archer tue une kamikaze avec une flèche empoisonnée

Selon le gouverneur Midjiyawa Bakari de la province Extrême-Nord du Cameroun – voisine immédiate du Nigéria, une femme d’une quarantaine d’années et une fille de 14 ans ont refusé de s'arrêter à un poste frontière entre les deux pays.


Face à leur refus d'obtempérer, un membre d'une milice citoyenne a tiré une flèche empoisonnée avec son arc, tuant instantanément la frontalière quarantenaire qui était effectivement vêtue d'une veste-suicide. L'adolescente qui l'accompagnait a déclenché sa bombe et péri sans causer de victimes.


vendredi 29 avril 2016

Confessions d'un hacker politique en Amérique latine

L'édition avril 2016 du magazine / webzine Bloomberg raconte la vie et les oeuvres d'un hacker politique de haut niveau qui a piraté des élections en sourdine pendant une décennie et crée actuellement des remous dans plusieurs chancelleries et partis politiques d'Amérique latine. Résumons cette histoire très réelle qui mérite probablement une adaptation cinématographique...


Andrés Sepulveda, 31 ans, est né à Bucaramanga (Colombie) d'une mère secrétaire et d'un père agriculteur et activiste férocement opposé à la culture de coca et donc régulièrement menacé de mort par les cartels de la drogue. Sa famille déménagea à plusieurs reprises puis s'installa à Bogota où il apprit à utiliser un ordinateur et fut inscrit dans une école d'informatique.

En 2005, son frère aîné est un consultant en publicité impliqué dans la campagne électorale du candidat (et actuel président) colombien Alvaro Ulribe et requiert ses talents pour pirater le site Internet d'un parti adverse, dérober une base d'adresses email et inonder celles-ci de fausses informations moyennant 15 000 $ mensuels en espèces. Son recruteur et mentor Juan José Rendon, consultant politique vénézuélien basé à Miami, diplômé en psychologie et fort d'une solide expérience professionnelle dans le marketing et la publicité (souvent surnommé le « Karl Rove d'Amérique latine »), avait pressenti que les hackers pouvaient être complètement intégrés à une campagne électorale afin de mener des « attaques publicitaires », d'identifier et cibler les personnages clés des partis adverses, de décourager ou dissuader des franges d'électeurs et de provoquer une baisse du taux de participation.

mercredi 27 avril 2016

Instantanés hérétiques et "selfies" populaires du Languedoc-Roussillon médiéval

Au Moyen-Âge, les marchands, les bourgeois et les taverniers du Languedoc-Roussillon peignaient les plafonds et les murs de leurs maisons avec des compositions qui n'avait aucune teneur artistique, religieuse ou décorative : des scènes d'amour, un fou à grelot exhibant son anus, une figure grimaçante dessinée par un archevêque, des moines dans un bordel vus par un curé... Blasphème !


Ces oeuvres méconnues, récemment restaurées par accident sous des badigeons ou des faux plafonds, relèvent d'un art populaire qui dépeignait la vie quotidienne au XVème siècle, en marge des témoignages aristocratiques ou religieux et des manuscrits faisant référence pour cette époque. Elles avaient surtout une vocation à la fois personnelle et sociale de faire-valoir pour leurs auteurs et, selon les chercheurs du CNRS, évoquent peu ou prou la photographie instantanée et les "selfies" de nos très contemporains réseaux sociaux.

jeudi 21 avril 2016

Le MoD britannique diffuse par erreur un manuel secret de l'OTAN

Quelques semaines avant un exercice militaire en mer, le ministère britannique de la défense (MoD) envoie un email avec pièce jointe exposant sommairement l'agenda et les zones d'opérations aux sociétés de pêche, aux compagnies maritimes et aux compagnies de ferry afin que celles-ci modifient provisoirement leurs trajets. Malheureusement, le fonctionnaire chargé de cette tâche a commis une grave erreur en insérant également un document libellé « restreint OTAN » dans sa longue liste de diffusion...  


En l'occurrence, il s'agit d'un manuel contenant des codes secrets, des protocoles d'authentification, des tables de chiffrements / déchiffrements, des coordonnées GPS et des fréquences radio; le tout destiné aux exercices militaires Joint Warrior 161 et Griffin Strike 16 qui ont lieu en mi-avril 2016, le premier au large de l'Ecosse (impliquant 3400 soldats, 40 avions de combat, 22 bâtiments de surface et quatre sous-marins), et le second près de la côte sud-ouest de l'Angleterre et du Pays de Galles.

mercredi 20 avril 2016

Le dernier jour de Pompéi sous la colère du Vésuve (vidéo)

Lors d'une journée d'été de l'an 79, une violente éruption du Vésuve provoqua l'enfouissement de la riche cité romaine de Pompéi sous plusieurs mètres de cendres volcaniques et la mort de 17 000 personnes. Les villes voisines d'Herculanum, Oplontis et Stabies furent également ensevelies.


Selon le webzine Hérodote, “la précédente éruption du Vésuve remontait à 3500 ans avant JC et n'avait laissé aucun souvenir dans la mémoire des hommes. Aussi les Romains ne savaient-ils même pas que la montagne fertile dominant la baie de Naples était un volcan ! Pourtant, une alerte avait eu lieu le 5 février de l'an 62, sous le règne de l'empereur Néron. [...] En une heure, le volcan propulse dans l'atmosphère un énorme nuage de cendres brûlantes en forme de pin parasol. À plusieurs kilomètres de hauteur, ces cendres d'un total de plusieurs millions de tonnes se refroidissent et retombent sous forme de poussières et de pierres ponce sur Pompéi. On parle de nuées ardentes. Sur les 10 000 à 15 000 habitants que devait compter Pompéi, on en a retrouvé à ce jour 2000 qui ont succombé par asphyxie. Habitués aux tremblements de terre mais ignorant tout du volcanisme, ils avaient négligé de fuir quand il en était encore temps. Quelques heures plus tard, une coulée composée de roches en fusion et de cendres, dite pyroclastique, dévale la pente du Vésuve et carbonise instantanément Herculanum et ses habitants. On retrouvera deux mille ans plus tard des débris de squelettes. Au total, en près de 24 heures, le Vésuve entraîne la mort de plusieurs milliers de personnes dans les villes et les campagnes du golfe de Naples.”


lundi 11 avril 2016

Panama Papers : fisc, mensonges et jeu de go

Jouons au DJ entre divers webzines et blogs afin de cerner autant que possible les grandes manœuvres financières à l'arrière-plan des Panama Papers. Toutefois, la lecture intégrale de chaque texte est vivement recommandée car elle éclaire amplement sur une redistribution progressive des cartes bancaires et fiscales qui profitera massivement à quelques uns et soumettrait tant d'autres à de douloureux dilemmes cornéliens. Par ailleurs, les papiers panaméens ne relèveraient pas d'une fuite via une source interne au cabinet d'avocats Mosseck Fonseca mais d'un piratage perpétré par une tierce partie inconnue... laissant présager un scénario identique contre d'autres cabinets spécialisés en évasion fiscale.


Panama Papers, l'arbre qui cache la forêt ? (Eric Vanier, IRIS) : « Rappelons tout d’abord qu’il n’y a dans cette histoire aucune investigation, ni transparence. Aucune investigation, car c’est simplement un lanceur d’alerte qui a envoyé les documents aux journalistes allemands du Süddeutsche Zeitung, qui les ont à leur tour transmis à l’ensemble du Consortium (International Consortium of Investigative Journalists - ICIJ). Aucune transparence, car sans la médiatisation de l’affaire, le Panama resterait dans l’ombre et serait toujours hors liste noire, puisque le pays avait été sorti des territoires non coopératifs par la France en janvier 2012. La finance offshore a de beaux jours devant elle et l’exemple de Jérôme Cahuzac est très parlant [...] Il y aura bien évidemment des actions qui découleront de ces révélations. Il ne peut en être autrement face à une telle médiatisation. Le retour du Panama sur les listes noires, même s’il paraît ridicule, en est une parfaite illustration. Mais face à d’autres révélations, on nous avait promis en 2008 et 2009 la fin des paradis fiscaux. Et même chose en 2012, puis 2013. A chaque affaire une promesse. Or, il existe toujours autant de paradis fiscaux aujourd’hui qu’il y a 20 ans [...] La seule possibilité pour supprimer l’évasion fiscale (ce qui n’empêcherait pas la fraude fiscale nationale) consiste en la suppression totale et définitive des paradis fiscaux. Or les Etats sont souverains. Ils peuvent donc fixer librement leurs taux d’imposition et leurs modes de taxation. Et rappelons pour conclure, que la France est un paradis fiscal pour certains non-résidents, entre autres en matière de plus-value immobilière. »

vendredi 8 avril 2016

La pilule-caméra PillCam... ou l'assassin tant attendu de la coloscopie

Conçue une dizaine d'années plus tôt par la société américaine Given Imaging et récemment approuvée pour la commercialisation par la Food Drug Administration (l'agence américaine des produits alimentaires, pharmaceutiques et médicaux), la PillCam est une capsule électronique à avaler qui évoque quelques souvenirs aux passionnés de science-fiction ou du dessin animé.


Cette pilule 100% techno (31 x 11 mm) est dotée d'un dôme optique (caméra et diode) à chacune de ses extrémités qui photographie / filme le système digestif pendant sa traversée. Les images enregistrées sont transmises à des antennes adhésives collées sur l'abdomen du patient (la fréquence des flashs est proportionnelle à la vitesse de transit de la capsule) et ensuite analysées sur écran.

lundi 4 avril 2016

Panama Papers : Georges Soros inside ? Wall Street outside ?

À moins que vous viviez dans une dimension parallèle, vos radars interstellaires ont certainement capté l'écho des Panama Papers...


Cette colossale fuite de documents confidentiels sans précédent (2,5 To de données) révèle une très dense constellation de sociétés offshore détenues ou exploitées par des chefs d'État, des milliardaires, des sportifs de haut niveau, des célébrités et des firmes du monde entier. Nul doute que des figures politiques de par le monde seront éclaboussées ou désarçonnées par ce scandale.

Les données initiales, transmises par une source anonyme à l'International Consortium of Investigative Journalists (ICIJ), sont issues du cabinet panaméen de conseil offshore Mossack Fonseca, qui n'est qu'une étoile parmi tant d'autres de l'immense galaxie hautement spécialisée dans les sociétés-écrans et les paradis fiscaux, offrant divers degrés de complexité dans la dissimulation fiscale et financière et baignant dans un environnement légal en constante évolution à l'échelle internationale.

vendredi 1 avril 2016

Rise préfigure une (énième) guerre Humains-Robots (vidéo)

Réalisé par David Karlack et financé par Kickstarter  à hauteur de 34 000 €, le court métrage Rise met efficacement en scène une révolte des robots intelligents – dotés d'une solide conscience d'eux-mêmes - contre leurs oppresseurs (et suppresseurs) humains.


Ce court métrage a tout l'air d'une bande-annonce de très bonne facture et ne compte guère déroger aux codes du genre en s'inspirant de Terrminator, de Matrix, d'i-Robot et de la série suédoise Real Humans, en plus de s'offrir les talents de Rufus Sewell (Dark City, Hercules) et d'Anton Yelchin (Star Trek Into Darkness).


Il ne reste plus qu'à espérer que l'éventuelle version cinéma de cette énième guerre hommes-machines soit à la hauteur des espérances...

mercredi 30 mars 2016

Quand le téléphone menaçait la bonne société

Dans les années 1870, l'invention de Graham Bell était un véritable calvaire : les interférences avec lignes électriques parasitaient considérablement les communications et les récurrentes fuites d'acide endommageaient les batteries. Néanmoins, le procédé n'en était pas moins révolutionnaire : discuter instantanément avec une personne située à mille lieux était une fascinante première.


Entre 1880 et 1900, le parc américain de téléphones gagna considérablement en qualité et passa de quelques milliers à plus d'un million d'unités. Les plus gros utilisateurs furent les pharmacies, les commerces et les grandes entreprises qui mirent en œuvre de solides collaborations à l'échelle nationale et étendirent drastiquement leurs chalands et leurs circuits d'approvisionnement.

À la fin du 19ème siècle, le téléphone était présenté comme un outil spécialement destiné « aux savants et aux hommes d'affaires ». Il n'était guère question d'utiliser ce canal pour des discussions courantes et bon nombre de détenteurs de téléphones interdisaient strictement à leurs épouses « d'échanger leurs fadaises […] hautement nuisibles pour les affaires », selon Michele Martin, professeur à l'université de Carleton (Canada).


jeudi 24 mars 2016

Le Bureau (FBI) vs. La Firme (Apple) : deus ex machina ?

Préambule. Après l’attaque terroriste de San Bernardino (Californie) qui fit 14 victimes en décembre 2015, le FBI mit la main sur l'iPhone d’un djihadiste et demanda à Apple d'accéder aux contenus chiffrés du smartphone. Mais la firme à la pomme refusa au nom de la protection des données personnelles de ses clients. Entre dilemmes cornéliens et pièges abscons dans une ambiance claire-obscure, le Bureau et la Firme s'étaient engagés dans une féroce bataille judiciaire et médiatique passablement décryptée quelques jours plus tôt sur ce blog. Deux jours avant le procès, le FBI avait requis l'annulation de la procédure judiciaire (sommant Apple de fournir son assistance) du fait de l''intervention d'une mystérieuse tierce partie.



Dans l'article précédent consacré au duel opposant le Bureau et la Firme, j'avais évoqué l'hypothèse d'un contractuel du FBI en informatique légale ou en récupération des donnéesEn l'occurence, il s'agit de Cellebrit, entreprise israélienne spécialisée dans l'informatique légale (ou computer forensics, qui est à l'investigation numérique ce que la médecine légale est à l'enquête criminelle) pour terminaux mobiles. Cette filiale de la firme japonaise Sun fournit ses services à une centaine de services de police, d'administrations judiciaires et d'armées dans le monde et est une partenaire du FBI depuis 2012. Sa solution Universal Forensics Extraction Device (UFED) a eu raison du chiffrement du Blackberry et ferait de même avec celui du Samsung Galaxy S7 bientôt disponible à la vente. Selon son dirigeant Leoor Ben Peretz, l'entreprise a récemment estimé qu'UFED peut également venir à bout du chiffrement intégré au système d'exploitation iOS 8 intégré à l'iPhone 5C, sans risque d'effacement de la mémoire et de ses contenus tant convoités par le Bureau.


mardi 22 mars 2016

Le duel entre le Bureau (FBI) et la Firme (Apple) est-il terminé ?

Préambule. Après l’attaque terroriste de San Bernardino (Californie) qui fit 14 victimes en décembre 2015, le FBI mit la main sur l'iPhone d’un djihadiste et demanda à Apple d'accéder aux contenus chiffrés du smartphone. Mais la firme à la pomme refusa au nom de la protection des données personnelles de ses clients. Entre dilemmes cornéliens et pièges abscons dans une ambiance claire-obscure, le Bureau et la Firme s'étaient engagés dans une féroce bataille judiciaire et médiatique passablement décryptée quelques jours plus tôt sur ce blog.


Deux jours avant l'audition des parties concernées par le procès de San Bernardino, le FBI a requis l'annulation de la procédure judiciaire sommant Apple de fournir son assistance au déchiffrement (en développant un quasi système d'exploitation dédié, souvent surnommé FBIOS ou GovtOS) du iPhone 5C incriminé.

Dans sa note adressée au tribunal fédéral de Californie, le Bureau affirme « qu'une tierce partie a démontré [au FBI] une méthode possible de déverrouillage de l'iPhone de Farouk [un des auteurs de l'attentat terroriste]. Un test est nécessaire pour déterminer si cette méthode est viable afin de ne pas compromettre les données sur l'iPhone de Farouk. Si la méthode est fiable, elle devrait éliminer la nécessité d'une assistance d'Apple établie dans l'All Writs Acts [...] Le FBI poursuivant ses propres recherches, et du fait de la publicité et de l'attention suscitées à l'échelle internationale par cette affaire, des gouvernements étrangers ont communiqué avec le gouvernement américain et offert des pistes de recherche possibles. »

samedi 19 mars 2016

Entre les feux du Bureau (FBI) et de la Firme (Apple)

Après l’attaque terroriste de San Bernardino (Californie) qui fit 14 victimes en décembre 2015, le FBI mit la main sur l'iPhone d’un djihadiste et demanda à Apple d'accéder aux contenus chiffrés du smartphone. Mais la firme à la pomme refusa au nom de la protection des données personnelles de ses clients. Entre dilemmes cornéliens et pièges abscons dans une ambiance claire-obscure, décryptons passablement ce bras de fer judiciaire et médiatique entre le Bureau et la Firme.


L'hypocrisie ou la schizophrénie des Fédéraux. Quelques années plus tôt, les administrations américaines (et européennes) critiquaient régulièrement l'absence ou l'insuffisance des solutions d'infosécurité et de chiffrement intégrées aux produits / services commerciaux. Les données personnelles ou sensibles étaient des proies faciles pour les cybercriminels de tout poil et pour les hackers (chinois ou russes. Forcément). De nombreuses firmes technologiques telles qu'Apple ont hissé la barre et sont aujourd'hui accusées par ce même gouvernement de faire obstruction aux enquêtes légales avec des solutions de chiffrement plus solides... ou de s'entêter dans leurs stratégies marketing.

Le choc des volontés. Apple est une firme multi-milliardaire (deuxième capitalisation boursière mondiale derrière Google) qui vend chaque année des millions de produits / services technologiques dans le monde. Le FBI est une autorité fédérale de police judiciaire et un service de renseignement sur le territoire américain. L'une est d'abord et surtout soucieuse de ses clients, l'autre est très à cheval sur ses investigations.

mardi 15 mars 2016

Cameroun : l'efficacité "low-tech" des comités de vigilance anti-terroriste

Dans la province Extrême-Nord camerounaise, frontalière du Nigéria et régulièrement victime d'attaques à l'arme lourde et d'attentats-suicides perpétrés par la secte djihadiste Boko Haram (1100 civils et 67 policiers/militaires tués depuis 2013), les autorités locales et les habitants ont instauré des comités oecuméniques de vigilance mêlant chrétiens et musulmans. 


Ceux-ci patrouillent dans les localités et les villages à la recherche d'intrus ou d'éléments suspects et sifflent l'alerte en cas de risque très probable ou avéré. Leur tactique la plus innovante consiste à faire appel à leurs membres chrétiens pour protéger les mosquées lors de la prière du vendredi, et aux membres musulmans pour protéger les églises lors de la prière dominicale. En effet, les foules amassées dans les lieux de culte sont littéralement du menu fretin pour des attaques terroristes...

mercredi 9 mars 2016

iDummy, le mannequin industriel à morphologie variable (vidéo)

Du fait des variations/évolutions constantes des corpulences et des morphologies sur plusieurs continents, les industries du textile et de la mode doivent investir dans de volumineuses gammes de mannequins industriels conformes aux données anthropométriques de plusieurs régions, afin de mieux segmenter leurs offres géographiques.


À première vue, iDummy ressemble à n'importe quel mannequin industriel. En réalité, sa morphologie et ses dimensions (taille, jambes, fessiers, poitrine, épaules, tour de bras) peuvent être modifiées via une interface Windows/Android/iOS/Bluetooth grâce à sa mécatronique intégrée.